Un phénomène amusant a récemment attiré mon attention : dans l’interface de gestion de notre solution de paiement en ligne sécurisée, E-Transactions, proposée par le Crédit Agricole Atlantique Vendée, nous sommes à même de visualiser les règlements ayant abouti mais également ceux mis en défaut pour une raison X ou Y.

Force est de constater que, en cas de refus par E-Transactions, le client bascule très souvent sur PayPal et valide dans ce cas là sa transaction dans 100% des cas !

Bilan fort négatif du coup :

  • le Crédit Agricole ne touche aucun frais de règlement par carte
  • le Crédit Agricole a perdu un client qui n’a pas su franchir la barrière 3D Secure
  • PayPal nous a occasionné des frais d’environ 4%, déduits du montant total de votre transaction
Seul point positif : Infracom conserve le client et la commande, d’une façon ou d’une autre 😉
C’est la raison pour laquelle Infracom a décidé de sensibiliser ses clients PayPal et leur proposer de basculer sur E-Transactions lors de leur prochaine commande, mettant en avant les frais déraisonnables de l’opérateur bancaire américain et comptant sur leur bon sens pour nous permettre de ne pas devoir ajouter à l’avenir 4% aux prix habituellement pratiqués.
Réflexion faite, il est fort possible que ces rejets proviennent d’une méconnaissance de 3D SECURE.
Pour plus de renseignements, 3D SECURE est clairement expliqué sur ce site.

Le seul hic, et je pense que les banques n’ont pas assez fait le forcing auprès de leurs clients, c’est qu’il faut s’enregistrer au préalable ! Pour le Crédit Agricole, il vous faut par exemple fournir un numéro de téléphone (fixe ou mobile) via votre interface de banque en ligne. Un courrier vous est alors envoyé, avec un code de validation. C’est lent, horriblement lent pour une solution destinée à sécurisée des transactions internet, par définitions extrêmement rapides elles.

Pourquoi ne pas choisir une procédure où le client est rappelé à l’instant et on lui demande par exemple de fournir le montant d’une opération à une date précise, son nom, etc. ? Pourquoi forcément un lent courrier, à l’époque d’internet, des sms ?
Avec une telle procédure bien lourdingue, je comprends que bon nombre d’acheteurs occasionnels n’aient jamais sauté le pas, soit par méconnaissance, soit simplement parce que c’est trop complexe et pas forcément utile. La banque perd alors des transactions, au grand bonheur de PayPal.

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