Peut-être avez-vous suivi la keynote d’Apple en direct, que ce soit en vidéo, sur twitter, ou sur tous les blogs plus ou moins spécialisés Apple. Dans ce grand show à l’américaine, les superlatifs pleuvaient aussi souvent que les propos xénophobes à l’UMP, c’est dire la virulence : largest, thinest, amazzzzzzzing, great, fantaaaaaastic, et j’en oublie ! Aux USA, tout est toujours plus qu’ailleurs, il faut s’en faire une raison, et dans le monde d’Apple c’est encore pire 😉

Bref, tout nous démontrait de superbes et magnifiques produits, une révolution sur l’iPad avec un CPU encore plus puissant, un iPad miniature qui fait largement mieux que son équivalent Google sous Android (ils ont juste oublié de faire une comparaison avec le Map de Google et le lamentablement buggué Plan d’IOS 6…), un iMac nouvelle génération extra fin, et pour finir un MacBook Pro 13″ encore mieux et toujours plus amaaaaaazzzzing que les précédentes générations !

Certes, tous ces produits sont formidablement jolis, ergonomiques n’en doutons pas, MAIS, car il y a un gros M A I S : quid de l’évolution matérielle et des réparations ? Avec un iMac fin comme un bloc note, impossible de venir rajouter de la mémoire comme sur les précédents modèles, fort bien conçus eux : si vous n’avez pas payé les centaines d’Euros supplémentaires pour vous offrir les 16 Go au prix Apple (= à prix d’or), point de salut ! Ce ne sont pas les accessoiristes qui pourront vous aider à venir souder de nouvelles barrettes car ce sera tout simplement impossible ! Vous allez donc devoir raquer le maximum du départ, pour le plus grand bonheur de la Pomme.

Là, Apple a fait fort, très fort, mais pas dans le sens du respect du consommateur, plutôt dans le sens de la consommation. Or, eux qui nous bassinent à longueur de keynote avec leurs produits ultra-recyclables, font tout le contraire en proposant des produits qui ne pourront pas évoluer facilement, bloqués en capacité mémoire ou en extensions ! Là, oui, la Pomme flirte avec le ridicule et commence à avoir un goût de pourri, oui il vous faudra régulièrement renouveler votre matériel car, n’en doutez pas, les systèmes d’exploitation exigeront toujours plus que les capacités de votre ordinateur d’il y a 3 ans… Ainsi va la vie et l’ultra-consommation à l’américaine : détestable, tout simplement !

Et puis pensons un peu aux tablettes : moment amusant durant cette présentation, lorsque est arrivée la comparaison avec Android. Seulement voilà, entre un système ultra-fermé et ultra-vérifié et un matériel plus « grand public », quel sera le choix du consommateur ? Quel sera le choix du compte bancaire également ? Car il ne faut pas se leurrer, ce luxe, cette précision, vous la payez au prix fort. Or, si ma tablette ne peut pas recevoir facilement d’extension mémoire, si elle ne peut pas facilement se mettre à jour, si elle n’a pas une autonomie décente, et surtout, si son prix d’achat n’est pas en accord avec ses possibilités et/ou ses finitions, alors oui, je n’aurai pas envie de sauter le pas sous prétexte d’avoir une jolie pomme croquée au dos.

Pour conclure, évitons la colère des fanboys d’Apple : ce billet est rédigé sur un iMac 2010, avec 12 Go de mémoire, 3 NAS de sauvegarde, une time-machine, 1 To de HD interne, 2 écrans, etc. C’est une machine SUPERBE, amaaaaaaazing, ergonomique à souhait, bien différente des précédents PC sous XP ou Windows 7, tellement plus stable, tellement plus rapide, merci Unix.
J’en suis réellement fan, pour rien au monde je ne voudrai retourner sur l’une de ces horribles tour PC dignes des années 90. J’aimerai investir dans plus, un MacBook par exemple, voir plus modestement un MacMini. Mais seulement, je commence à ne plus avoir envie de suivre les délires marketings d’Apple, trouvant qu’ils abusent de plus en plus sur ce verrouillage qui est et restera leur marque de fabrique. C’est dommage de coincer ainsi le con-sommateur, et je suis certain qu’un jour ils devront rendre des comptes…

Ce soir, mon netbook Asus 1005HA, un vieux coucou qui m’a suivi de partout depuis bientôt 3 ans, sans faillir, sans voir sa batterie baisser, sans voir son écran rayé, ce vieux coucou avec ses ridicules 2 Go de RAM vient de basculer sous Ubuntu 12.10, effaçant pour de bon ce Windows 7 qui ne cessait de se rafistoler au fur et à mesure des mises à jour, qui ne cessait de bugguer, toujours et encore ! En écrivant ceci, je veux prouver qu’on peut trouver de la qualité sans aller loin, sans investir dans des machines divines et hors de prix, juste avec un OS adapté et suivi correctement.

A bon entendeur… mes amitiés les plus « pommées » et trois gros becs à ceux qui auront réussi à aller au bout du billet 😉

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