Avec le rapport de l’Arcep qui vient de tomber, voici venir la saison des bilans. Tout le monde y va de sa prose sur le Wimax et le flop franco-français. Il faut dire que, cette superbe technologie, a toujours été négligée, voir bridée, dans notre beau pays.

Un passage de l’article du journal résume fort bien la situation :

« En fait, le WiMax a perdu la guerre de la mobilité (supplanté par le HSPA et le futur LTE), par ailleurs, les équipements compatibles n’ont jamais vraiment existé. Du côté du fixe, l’Etat n’a jamais soutenu cette technologie pour couvrir les zones grises ou blanches (le WiMax n’est pas intégré aux critères du label ‘Haut débit pour tous’) lui préférant la fibre optique, le satellite ou encore la montée en débit dans l’ADSL.« 

Effectivement, jamais le Wimax n’a été utilisé au maximum de ses possibilités, la mobilité étant interdite en France, la technologie réservée à la couverture des zones sans ADSL.
Or, vu le prix exorbitant des licences, il aurait été plus sage d’aller chercher l’argent pour rentabiliser les installations là où il se trouve : dans les villes ou les zones moyennement peuplées ! Des services originaux auraient ainsi pu trouver une raison d’exister et apporter le pécule qui manquait : terminaux mobiles pour les livreurs, les contractuelles, la police, relevés d’eau ou de gaz à distance sans infrastructure « solide »‘, etc.

Une fois encore la France a elle même généré son flop, flop par manque d’ambition, par manque d’innovation, par manque de lobbyisme aussi auprès du régulateur des télécom.

Source : Nouvel Observateur

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