Hier, 26 Septembre, retour d’un nouveau numéro de Cash Investigation, cette émission où cinq caméras suivent cette Elise Lucet transformée en pitbull hargneux et tout permis. Le molosse débarque dans une entreprise, invective son dirigeant sous prétexte de représenter la presse toute puissante et ne lâchera prise qu’une fois la confession obtenue ou après avoir réussi à mettre plus de 10 minutes d’images compromettantes en boite !

Woof, ces méthodes musclées de journaleuse en manque d’audimat  sont souvent pointées du doigt : un show plutôt que de vrais reportages, mise en scène des sujets, nous tombons dans du journashow, faire de l’image pour provoquer des réactions indignées sur les réseaux sociaux, et ça marche, tout le monde tombe dans le panneau.

Hier donc, c’est à l’institution de l’internet français que Pitbull Lucet s’attaque, Free, le joujou de St Niel Aux Cheveux Gras, chevalier génial des télécoms du pays, casseur de codes, casseur d’images, casseur de prix, mais aussi, et on l’apprend dans le média-show du soir, casseur de salariés.

Surpris ? Non, car pour arriver à un tel niveau, il faut sans doute imaginer que les compromis sont de mise, que les lois sont parfois mises sur le fil du rasoir, et que le bien être des salariés vivant aux pays des licornes n’est que poudre de perlimpinpin, et ce n’est pas la blonde responsable des centres d’appel qui dira le contraire : figure angélique, sourire marketing, mais le contenu des emails présentés est tout autre, un véritable véhicule de combat, la main armée de St Niel, visage souriant et débonnaire de la firme dans les médias, un bon gros pépère milliardaire qui n’en affiche pas ouvertement les codes, qui se veut en sauveur des startups, en génie des étudiants oubliés du système éducatif franco-français.

Bref, toute l’image tellement mimi de Free a volé en éclat ce soir là, avec un directeur général en dessous de tout, sa voix railleuse, incapable d’argumenter, sauf à botter et botter, et botter en touche : minable, lamentable, mais Pitbull Lucet y est arrivée, elle a eu ses images, les images d’une déconfiture incroyable, le refus de l’angélique communicatrice d’apparaitre (et on la comprend vues les méthodes employées), le refus du St Patron de descendre discuter.

Désormais, il va falloir effacer l’image sombre et négative du système Free mis au grand jour, il faudra redevenir sympathique, branché, geek comme par le passé avec la pub de ce grand crétin de Rodolphe, revoir peut être la façon de gérer les centres d’appel (on peut rêver). A quelques encablures de la sortie de la Freebox V7, il est urgent de passer à autre chose !

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