Heureux hasard et pure coincidence ? Difficile à croire ! Alors que l’ARCEP vient de mettre en demeure les opérateurs Wimax de respecter leurs engagements quant à la couverture et aux services proposés, Free, via sa filiale IFW, vient de proposer deux offres destinées aux entreprises :

  • 2 Mbps non garantis et les équipements de connexion pour 220 € mensuels
  • 10 MBps pour un accès point à point entre deux sites sur une même zone de couverture à 2200 € mensuels

Sans langue de bois, j’en arrive à me demander si Free ne redevient pas ce Crétin.fr de la publicité, se moquant ouvertement soit de l’ARCEP, soit des clients potentiels, en proposant des offres totalement à coté de la plaque. J’abuse ? Et si j’ajoute que l’étude d’éligibilité vous sera facturée 100 € ? Et si j’ajoute que l’étude sur site vous coûtera en plus 1000 € ?

Vous voulez encore rire un peu plus ? Voici la carte de déploiement du réseau Wimax, telle que présentée au 18 Novembre 2011 :

A un tel tarif, les pigeons, pardons, abonnés, auront le bon goût d’opter pour des solutions alternatives :

  • Sat2way avec une connexion 10 MBps / 4 Mbps illimitée par satellite KaSat pour 49 € mensuels
  • SkyDSL avec des offres à partir de 19 € mensuels (2 Mbps) et un illimité qui n’en a que la couleur
  • Trouver une connexion haut débit ADSL, la faire héberger, et déployer un pont réseau sans fil.
Quel dommage que le Wimax reste une fois encore le parent pauvre en France, alors qu’il serait possible de faire tellement mieux, un peu comme ce qui se fait déjà aux USA, et notamment en Oregon, avec des offres jusqu’à 6 Mbps pour quelques dollars par mois.
Quel dommage qu’une fois encore le seul mot « entreprise » fasse grimper les tarifs de façon astronomique, pour un service qui ne sera sans doute pas, ou à peine plus, supérieur à ce que Mme Michu pourrait avoir.
Il y a là quelque chose qui m’échappe : une offre 10 MBps sur tout le territoire, à 40 € mensuels, aurait bien plus de chance de prendre et d’apporter un maximum de clients qu’une offre à 2000 €, sauf si l’opérateur veut un jour faire un constat d’échec et disposer d’un solide argumentaire pour se débarrasser de ce Wimax qu’il n’a jamais su exploiter et développer, et basculer vers une juteuse 4G/LTE…

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