Oui, hélas, l’eau n’est pas bonne !!!

N’y voyez pas une publicité déguisée pour un alcool quelconque, loin de là : comprenez plutôt que la bande de fréquences 2.4 GHz n’est pas du tout faite pour des liaisons en milieu humide, maritime, ou traversant des obstacles à forte densité d’eau (foule humaine, forêts, etc.).

Vous imaginez bien qu’une bande libre de droits, le 2.4 GHz en l’occurence, ne vous est pas allouée gracieusement par notre cher pays, si enclin à légiférer à droite et à gauche et à faire payer la moindre fréquence radio, sans une certaine contrepartie : aucun opérateur professionnel n’aurait pu l’utiliser pour de véritables services de radiocommunication à cause de cette entrée en raisonnance avec les molécules d’eau, le bon vieux principe du four à microondes en fait.

De ce fait, si votre liaison doit traverser une zone humide (un estuaire, un bras de mer, un lac, ou passer au dessus d’une forêt), prévoyez d’office une antenne directive en polarisation circulaire et surtout pas un modèle horizontal ou vertical, encore moins une omni.

Si vous avez besoin de vous relier depuis un navire, l’antenne directive est là aussi impérative, une simple omni ne donnera pas de bons résultats sur une liaison maritime.

Et si j’amplifie ? J’ai toujours tendance à dire qu’avant d’amplifier, il faut :

  1. une bonne antenne
  2. une liaison coaxiale courte et faibles pertes
  3. une émission/réception sensible

C’est sans compter qu’amplifier un signal en 2.4 GHz va transformer votre émission en mini-four à microondes et vous faire joyeusement sortir de la légalité à laquelle vous tenez forcément, non ? 🙂

Non, sérieusement, une liaison « maritime » réussie a véritablement besoin d’une antenne directive, de faibles pertes en ligne (coaxial de forte section), et vous verrez qu’avec peu de puissance on y arrive très bien: nous avons par le passé testé 16 km mesurés par GPS avec moins de 30 mW WiFi et des antennes à fort gain.

Be Sociable, Share!