Cela fait déjà un moment que l’achat d’une imprimante 3D faisait son chemin. Depuis des mois, c’est la chaine Youtube Heliox qui berçait ma réflexion : quoi acheter ? Quoi ne surtout pas acheter ? Quelles caractéristiques sont indispensables ? A quel tarif et disponible sous combien de temps ?

C’est ainsi qu’ont été éliminées :

  • l’impression par résine : dégagement de vapeurs, pas pratique dans un bureau-atelier sans aération forcée
  • les ventes via les sites chinois : trop de temps de livraison, trop d’aléas, pas d’étalement de paiement au besoin.
  • les imprimantes sans détection de filament
  • les imprimantes sans reprise après coupure de courant
  • les imprimantes au dessus de 300 € : trop d’argent pour se lancer, trop cher, trop d’incertitudes, commençons petit, puis évoluons.

Au final, les critères retenus :

  • 300 € maximum
  • Détection de fin de filament
  • Reprise après coupure de courant
  • Pas ou peu de montage mécanique
  • Le minimum de réglage
  • Evolution possible : un kit de niveau automatique par exemple pour le plateau chauffant
  • Une communauté déjà installée : pas question de tester la dernière merveille chinoise, mieux vaut une valeur sûre, réparable, évolutive, surtout pour débuter, restons modeste

 

Le choix s’est donc porté sur une LK4 PRO de Longer 3D, la version originale de l’U30 PRO testée par Héliox :

mais avec une conception améliorée, aux dires des différents forums.

Livraison rapide, paiement en 3 fois, parfait, via ManoMano pour moins de 200 €. L’assemblage, eh bien… disons que si le manuel est plutôt bien fait, en plusieurs langues, rien ne vaut une vidéo Youtube :

Entre démontage, oubli, et remontage, 2 heures de réflexion au calme, surtout au calme 😉

Après un rapide test, la mise à niveau du plateau en suivant le tuto d’Heliox, voici la toute première impression :

Le fameux « bateau témoin », réussi du premier coup, sans failles, sans coulures ni autres délires, vraiment parfait ! J’avoue un certain étonnement à ce moment là, fier d’avoir su tout assembler et tout configurer aux p’tits oignons.

Rapidement après, une impression durant la nuit, une poubelle proposée sur Thingiverse par Heliox :

Là encore, résultat au top, zéro souci, un peu de grattage sur les angles et notre poubelle s’assemblait sans efforts. A ce sujet, je recommande fortement ce petit outil disponible sur Amazon :

Un ébavureur, destiné à arrondir légèrement les angles trop raides d’un objet, à ôter les parties inutiles, tout doucement, lentement, calé entre vos mains. Pour la poubelle par exemple, il a permis d’obtenir une rotation parfaite du couvercle en éliminant les défauts de surface de l’axe de rotation.

Plus complexe, un pot 3D pour une plante grasse :

J’avais vu sur des forums que l’impression 3D n’était parfois pas étanche : ici c’est faux, l’eau tient parfaitement à l’intérieur, test effectué durant une nuit, sans perte, sans changement du niveau !

Autre exemple, un soleil demandé par une amie, un prototype en fait, réalisé à partir d’un fichier Thingiverse, modifié sous Tinkercad :

Peut mieux faire, mais un bon début pour un tout premier test de conception 3D.

Mes conclusions ?

La LK4 PRO me semble parfaite pour débuter, pas trop exigeante, mais elle nécessitera tout de même de s’équiper d’un minimum d’outils, dont des petites spatules pour décoller l’objet ou même des aiguilles de débouchage de tête.

Et puis le plateau chauffant, ce que 90% des gens appellent « bed », anglicisme stupide et facilement remplaçable en français puisque le mot existe, ce plateau muni d’un adhésif de qualité chinoise, pensez à le remplacer, ou à le retourner pour n’utiliser que le verre, et juste le verre :

Petite astuce, ce verre, passez un léger coup de colle bâton dessus, histoire d’atteindre l’adhésion nécessaire, et renouvelez au besoin avant chaque impression si la surface redevient lisse. Au final, voici le résultat sur la même impression que ci-dessus :

Une astuce simple mais qui vous évitera de dépenser un argent dingue dans des plateaux qui n’ont de high-tech que le nom : une vitre en verre, de bonne qualité, bien plate, un peu de colle, et l’adhésion sera parfaite, ici à 60°. Pensez bien à laisser refroidir en dessous de 40° pour espérer décoller facilement, à l’aide d’une spatule très fine.

Je passe ici volontairement sur tous les détails du logiciel CURA utilisé pour générer le fichier d’impression à partir d’un projet au format .stl, je passe sur la conception 3D avec Tinkercad par exemple pour débuter simplement, d’autres l’ont déjà fort bien fait, Youtube et Google seront vos amis pour en découvrir plus.

A vous de jouer, direction Thingiverse pour vos premiers essais, vous découvrirez les joies du pressoir pour tube dentifrice, des pots design, des lampes design, etc. 🙂