Rappelez vous, Hadopi, cette délicieuse « haute autorité » voulue par l’ex Mini Empereur agité, Nabotléon 1er, et ses paires des majors, ces compagnies qui s’accrochent encore dur comme fer aux CD, DVD, Blue Ray alors que tout est désormais dématerialisé, échangé, partagé, transféré…

Hadopi, présidée par la délicieuse et non moins pulpeuse Marie-Françoise Marais, souvenez-vous, ce visage radieux, ce sourire malicieux, cette transparence vis à vis de la presse d’investigation, on lui donnerait pratiquement le bon Dieu sans confession :

HADOPI

Marie-Françoise Marais

Et surtout ce délicieux label PUR :

hadopi_pur« PUR », un peu comme une race, nauséabonds souvenirs d’un passé allemand dans la mémoire collective, un logo fort bien choisi là encore, à l’image de la flèche qui vous rentre dans le U du logo… Oh oui, avec Hadopi, vous l’avez dans le U, et bien profond, selon l’expression populaire 😉

Avec Christine Albanelle comme Sinistre de l’Inculture, Hadopi avait pu prendre son envol, pantin manipulée par l’Elysée du Mini Agité, puis remerciée chaleureusement dans un placard d’Orange France, preuve que tout service méritait récompense dans les hautes sphères de l’Etat français de l’époque. C’est également avec le soutien actif de Frédéric Mitterrand, l’autre, celui qui n’a pas l’envergure du précédent Pharaon de France, que la Haute Autorité avait pu avancer vers moins de transparence, vers plus de communication détournée, vers encore plus de faux pas, sans cesse critiqués par la presse refusant de rester aux ordres du pouvoir, ou par les geeks qui avaient depuis longtemps contourné ce filtrage.

albanel

Christine Albanel

Souvenez-vous également de la prise de participation de Lhermitte, acteur en fin de vie, dans la société nantaise TMG chargée de flasher les adresses IP des méchants pirates inconscients, une société dont il est administrateur. Après tout, il n’y a pas de petits profits, on vit comme on peut en fin de carrière.

Eh bien, bonne nouvelle, la mission Lescure semble enterrer cette entité mort-née, c’est du moins ce que la presse de ce matin, dont Le Monde, semble laisser entendre. Oh bien entendu ne vous laissez pas avoir, le manque à gagner va être rapidement compensé. Comment ? Simplement en utilisant LA méthode franco-française qui consiste à taxer le maximum de chose, en l’occurrence les smartphones, gros consommateurs de fichiers piratés comme chacun le sait déjà.

Autre bonne nouvelle, Lescure propose d’accélérer la sortie des oeuvres en vidéo à la demande (VAD), 18 mois au lieu de 36 actuellement. Pourquoi ne pas faire mieux, plus, et proposer une sortie immédiate ? La protection des salles de cinéma, un moyen de diffusion totalement comparable à la pauvre télévision LED de 107 cm qui trône dans le salon, tout le monde le sait bien, m’enfin Mme Michu ! Violent retour dans les années 50, à croire que le monde n’a pas évolué depuis. Qui va encore payer 13 € pour la moindre séance cinéma, sous prétexte qu’on vous prête des lunettes 3D et qu’on a allumé la climatisation dans une salle où les bruits des paquets de popcorn et les rires des prépubères au 1er rang ne facilitent pas la relaxation cinématographique ?

Je suis curieux de voir si un virage vers le tout numérique est évoqué, laissant de côté les supports matérialisés, prenant en compte la transmission d’oeuvres d’occasion (livres, CD, DVD), mettant en avant des solutions à bas coût sur internet, une disponibilité accélérée des contenus étrangers (les séries US qui trainent à sortir par exemple). Virer Hadopi est une chose, transformer l’économie média en une véritable économie numérique digne de 2013 en est une autre.

 

 

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