Début Mars 2017, les scandales s’accumulent : Marraine La Pine, au dessus des lois et attachée à nombre de casseroles, refuse d’être entendue par la justice sous prétexte d’une période d’élection, une période où pourtant le simple justiciable n’est lui pas exempt du respect des lois et de l’institution judiciaire. Fion, le cul béni bien pensant de la Sarthe, associé au cul-béni vendéen Retailleau, accumule les ennuis et sera prochainement mis en examen, ce qui ne l’empêchera pas de poursuivre sa campagne, représentant, selon lui, la seule solution démocratique pour sauver la France, ma Fraaaaaannnnce…

Ce matin, j’apprends qu’Hamon Le Mou, toujours muni du gêne socialo de la Sainte Taxe, décidait de taxer tous les écrans, y compris ceux dans les résidences secondaires. Waouh, la rupture profonde de société, on sent là une profonde réforme… ou pas !

Travaillant dans un domaine technique, attaché au développement du numérique mais également au développement de l’Homme, avec un grand H, j’avoue une certaine inquiétude face à cette société et à ces politocards qui continuent, encore et encore, à nous promettre la Lune alors qu’au final nous obtiendrons un grain de sable. La bascule dans un monde véritablement numérique et connecté ne semble pas encore gagnée, sauf peut-être chez Mini Macron qui semble avoir pris une certaine mesure des besoins réels.

Imaginons par exemple une société véritablement numérique, et rêvons un peu. Au royaume de l’inventeur de la carte à puce, Roland Moreno, ma carte d’identité, ma carte vitale, mon permis de conduire, mes cartes grises, ma carte d’électeur, tout ceci pourrait fort bien se retrouver au sein d’un titre unique, une Carte Unique par exemple. Sur cette CU, je dispose d’une puce cloisonnée, avec des accès autorisés selon les intervenants : la préfecture pour venir charger ma ou mes cartes grises, mon permis de conduire, la mairie pour ma carte d’identité ou ma carte d’électeur, la gendarmerie pour un contrôle routier sur mon permis ou ma carte grise, le docteur pour la carte vitale, etc.

Cette CU, avec une connexion internet simple, pourra être lue chez moi sur un lecteur muni d’une identification biométrique : en fonction du site consulté, après m’être authentifié et avoir validé l’accès sur le lecteur, je pourrai : consulter mon solde de points, connaitre mes droits à la Sécurité Sociale, et même voter en ligne aux élections locales ou régionales.

Une CU, ce serait une simplification importante en limitant le nombre de titres, en rendant possible des accès cloisonnés aux différentes sections, toujours avec une authentification biométrique pour limiter la fraude. La CU serait en fait un sésame citoyen, m’identifiant auprès des différentes administrations, recevant mes droits à des prestations, mes accès à certains fonctions, etc. Là, à peu de frais, nous pourrions tout regrouper de façon sécurisée, munir à peu de frais les citoyens de lecteurs de cartes biométriques : la rentabilité de l’investissement serait rapide, une fois la première dépense passée.

Après tout, en 2017, je peux déjà consulter mon compte bancaire via une application android et une lecture préalable d’empreinte : pourquoi ne pas pousser la biométrie un peu plus loin alors ? De quoi avons-nous peur ? Le CNIL va-t-elle forcément venir se mettre au milieu du chemin de toute innovation, sous prétexte que cela impliquera de stocker des Zetaoctets de données citoyennes ? Les données, c’est l’enjeu du siècle à venir, le nier c’est fermer la porte à toute évolution, rester dans un monde papier et se positionner à la traine du reste du monde, qui lui n’hésitera pas à évoluer.

Bon point dans cette révolution numérique, la numérisation des services de l’Etat, encore un peu faible mais c’est un bon début. Si mon permis papier est en piteux état, en environ 15 jours j’arrive à le refaire, avec une demande partielle en ligne et un retrait physique en Préfecture. Oh bien entendu, le permis version 2017 reste un simple bout de plastique, pas de puce, rien de moderne, mais tout de même, il a un peu évolué, moins fragile, sans avoir osé basculer dans l’ère numérique. De même, mon passeport se renouvellera en ligne, ainsi que ma carte d’identité : pratique, simple, rapide.

J’aimerais maintenant pouvoir, un jour, via ma CU, donner mon avis sur une consultation locale ou régionale, tout en continuant à voter physiquement aux « grandes » élections, vous savez, celles où aucune promesse n’est en général tenue 🙂

En conclusion, ce qui est proposé dans les programmes des différents électeurs républicains et démocratiques (= cela exclue Marraine La Pine) reste encore trop peu, trop timide par rapport aux possibilités actuelles. La numérisation et une véritable économie numérique seraient un pas certain vers une simplification, une réduction des coûts. Arrêtons d’avoir peur des fichiers, cela n’a de sens que si vous vous positionnez du côté obscur de la Force, pas si vous vivez comme un citoyen français ordinaire.

 

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