Cela conforte hélas ce que nous pensons depuis un moment : pas d’avenir en France pour le Wimax, c’est ce qu’à récemment expliqué Maxime Lombardini, directeur général d’Iliad (Free) :

« Pour le Wimax, Free estime que cette technologie n’a pas d’avenir car il n’y a pas d’écosystème sur la bande de fréquence retenue en France. Free, qui a une licence Wimax, a commandé du matériel qui n’a jamais été livré, il n’y en a pas sur le marché et il n’y a pas de normalisation du matériel. Free pourrait rendre sa licence mais la garde car elle pourrait servir à autre chose. »

Triste constat d’échec donc, mais avons-nous seulement essayé ? Avons-nous seulement cherché à développer un modèle économique autour de ce Wimax tant décrié ? NON !

Dans l’esprit franco-français, le Wimax était LA solution aux problèmes des zones blanches. Or, les opérateurs se sont rapidement aperçus que l’aspect radio pouvait poser de multiples problèmes : un arbre ? une colline ? Adieu Wimax ! On ne fait hélas pas de miracles avec les lois de la physique, même à grand coup de millions d’Euros.

Pourquoi ne pas alors avoir rentabilisé le Wimax en ville déjà ? Une couverture sans fil de toute une ville, sans coupures, avec des débits acceptables, n’était-ce pas là une solution pour « nomadiser » des tas de services : municipaux, police, ambulances, etc. N’était-ce pas le bon moment pour offrir des solutions s’affranchissant des pseudo 3G limitées ? Hélas non, aucun modèle économique ne semble avoir vue le jour dans ce sens, le Wimax mobile n’étant pas autorisé en France !!

Alors si même Free, trublion des offres internet, ne se décide pas à se lancer en Wimax, que peut-on espérer des plus petits, ceux qui « louent » leurs licences à d’autres par exemple ?! Pas grand chose, pas tant que le mot « mobilité » ne sera pas officiellement intégré, pas tant que le Wimax ne sera qu’une liaison ADSL déportée, au prix fort et au débit faible.

Pauvre France….

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