L’avantage de travailler dans le WiFi depuis déjà quelques années, c’est d’avoir vu arriver les premiers modules USB 11 Mbps, fort coûteux à l’époque, mais également d’avoir pu observer l’évolution des points d’accès.

Au départ était le WRT54GL :

wrt54

WRT54GL

Ce petit appareil conçu et produit par Linksys, qui n’était pas encore Cisco, proposait 54 Mbps et surtout pouvait être flashé avec des firmwares offrant des fonctionnalités avancées, tels DD-WRT, OpenWRT, et tant d’autres. Certains lecteurs ici l’utilisent encore, c’est un point d’accès véritablement increvable.

Intégré dans des antennes munies de coffrets étanches, le WRT54GL se transformait alors en bridge WiFi, sur 2.4 GHz à cette époque, chose qui serait totalement stupide de nos jours vu l’encombrement de cette gamme de fréquences : placez l’antenne à l’extérieur, sortez un cordon CAT5 de 20 m et vous aviez la possibilité de relier deux sites sur 5 ou 10 km, une révolution pour l’époque. Chez Infracom, nous avons ainsi réalisé des centaines de configurations de ce type, certaines fonctionnant toujours d’ailleurs, plus de 10 années plus tard.

C’était également l’époque des essais de distance : jusqu’où pouvions nous aller avec une antenne et un module USB?! Avec Nantes Wireless, c’est l’émission d’Arte, Tracks, qui s’est intéressée au phénomène, présentant ces Pirates du WiFi qui osaient ainsi communiquer d’un point A vers un point B, voir même mettre à disposition leurs accès internet à Nantes, les fous 🙂 Nous avions ainsi réalisé une liaison d’une quinzaine de kilomètres par dessus un bout d’océan, avec une liaison vidéo qui plus est, dingue pour l’époque, tellement banal désormais.

Puis sont arrivées les bornes WiFi intégrant désormais antennes et platine logique : plus besoin de se compliquer la vie avec des liaisons coaxiales entre l’antenne et le point d’accès, plus de pertes en ligne, plus de soucis avec un cordon arraché, non, tout est désormais intégré, d’un seul bloc, et téléalimentable en PoE, comme sur la Nanostation 2 ci-dessous :

nanostation2

Nanostation 2

Cette Nanostation 2 s’était au passage équipée d’un vrai firmware, un firmware qui est désormais connu sous le nom d’AirOS, évolutif et évolué, offrant au fur et à mesures de nouvelles possibilités aux utilisateurs.

De nos jours, relier sans fil 5 ou 10 km est devenu une affaire ordinaire, et les professionnels se sont rapidement improvisés revendeurs de WiFi, certains sans avoir les connaissances radio nécessaires pour correctement conseiller leurs clients, opportunisme aidant. Après tout, désormais, fixez une borne, puis une autre, et surfez, c’est simple, d’autant plus simple que Monwifi.fr propose par exemple des solutions préconfigurées pour ce type de projet.

En conclusion, oui, le WiFi a évolué, et cela très rapidement. D’une liaison à 54 Mbps en 2002, nous sommes passés au gigabit, et sans doute bien plus encore dans les années à venir. Mais le WiFi reste avant toute chose une affaire de radio, exclusivement R A D I O : sans radio, sans liaison hertzienne « béton », vous ne passerez rien. Et cela, trop souvent, ce léger détail est oublié, mais c’est un autre sujet 😉

 

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