Les zones blanches ADSL, là où l’adsl n’arrive pas pour le moment, et souvent, n’arrivera jamais : lignes trop longues, pas assez de rentabilité pour équiper un central téléphonique avec des DSLAM (accès adsl), etc. Les raisons sont multiples, souvent justifiées, pas toujours bien connues hélas.

C’est alors qu’interviennent les conseils généraux, les communautés de communes, les communes, mais là encore, il y aurait beaucoup à redire. Les marchés publiques pour équiper telle ou telle zone avec du haut débit prêtent à sourire : ce sont des marchés énormes, avec des budgets pharaoniques, destinés de fait à de très grosses entreprises, celles là même qui ne savent pas proposer des choses simples, celles là même qui font forcément sortir un super système surdimensionné pour faire du Wimax alors que parfois le WiFi suffirait largement.

Nos administrations, dans cette démarche bien pensante, sponsorisent aussi les accès satellites bi-directionnels, en montée et en descente donc, sans tenir compte de la FAP, cette fameuse Fair Use Policy qui limite très rapidement les trop gros consommateurs de bande passante : quelques vidéos sur youtube, de la radio en streaming, et vous voici déjà bannis du satellite, ou du moins avec un débit réduit à l’extrême ! Adieu le haut débit, bonjour le retour au RTC (56K)… par satellite… au prix fort !!

Alors oui, pourquoi nos administrations vont elles favoriser ces accès en orbite géostationnaire ??? Ce n’est PAS du haut débit, dans la mesure où la FAP limite rapidement ce débit ! C’est une solution géniale pour nos retraités en camping car, pour les professionnels en déplacement sur toute la zone de couverture du satellite ASTRA, mais ce n’est pas la solution pour équiper un domicile situé hors de portée de l’ADSL !! Quel intérêt donc à promouvoir cette technologie chez les particuliers :

  1. collusion avec les fournisseurs ?
  2. on fait de la fumée sans feu en faisant croire à ce brave bon public qu’il aura du haut débit ?
  3. on n’y connait rien mais le prix est attractif, donc on le fait ?

Il y a là une logique qui m’échappe totalement… 🙁

Et le Wimax dans tout cela ? Ce fameux Wimax qui devait résoudre tous nos problèmes, et qui en fait semble en poser beaucoup plus que prévu… Ce Wimax qui devait nous permettre des débits incroyables sur des distances de 50 km et qui au final peine à offrir 2 Mbps sur 10 km ! Qui s’est moqué de qui dans ce dossier ? Les journalistes qui ont fait leurs choux gras d’une technologie que personne n’avait jamais testé en situation ? Les fournisseurs d’accès qui ont promis monts et merveilles, pour finalement découvrir l’aspect purement radio de la chose, c’est à dire découvrir que le Wimax ne franchit pas les obstacles… Peut-on encore parler de professionnels dans ce cas là ? 🙁

Regardez ce qui se fait ailleurs, aux USA par exemple, dans l’Orégon, à Portland en particulier. Les offres, les débits n’ont rien à voir avec les frais incroyablement élevés demandés par les fournisseurs Wimax français ! Pourquoi ?! Qui ne fait pas son boulot ? Qui cherche à se remplir le portefeuille ? Qui a profité de la vague Wimax ? Qui n’a pas tenu ses engagements quant à la couverture du territoire ? Les conseils généraux commencent à s’en apercevoir : le magicien Wimax n’est en fait qu’un imposteur ! Oh certes, il répond à certains besoins, mais ce n’est pas le haut débit que nous espérions… dommage…

Pour finir, les NRA ZO, ces fameux accès ADSL Zone d’Ombre (ZO), implantés sur des lignes téléphoniques trop longues, permettant de raccourcir de moitié la longueur « adsl » de votre ligne et donc d’obtenir un débit correct. Oui, mais ces NRA coûtent cher, sont souvent entre les mais de l’opérateur historique, et donc facturables à volonté. Ils nécessitent en outre des travaux de génie civil, et donc présentent un surcoût certain. Quid alors des liaisons par faisceaux laser pour éviter de découper le goudron ? Qui de la fibre optique aériene ? Pourquoi rester dans des logiques de déploiement dépassées? Pourquoi ne pas utiliser les nouvelles technologies pour offrir un réel haut débit aux zones si souvent délaissées ?

Le constat est amer ? Oui sans doute ! Mais à qui la faute ? A nos représentants nationaux qui ne prêtent attention qu’aux grands groupes, peu novateurs et installés sur des modèles économiques souvent dépassés ? A nos administrations locales ou régionales qui ne font que suivre le petit livre blanc des zones blanches adsl, sans chercher d’autre solution ? A une législation qui encadre tout et limite l’innovation ?

Chacun jugera…