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L’électrique tombe pile…

La tendance 2023 est à ce que j’appelle souvent le « bobo-écolo-bio ». Les plus cruches d’entre nous vont alors interdit la viande, mesurer le pourcentage de gaz dans les pets de vaches, s’élever contre le barbecue, critiquer les piscines alors que le frangin en possède une immense, dégonfler les pneus des gros SUV en ville, etc. La mode est à l’auto-justice par ces extrémistes bio-sourcés, ceux qui iront souvent vous faire un selfie depuis l’autre bout du monde, en vous demandant de ne voler que 2 fois dans votre vie pour ne pas trop générer de CO2…

Bref, vous l’aurez compris, ces tendances à la bien-pensance verte me brouillent l’écoute, et c’est peu dire. Mais alors que faire ? Juste essayer d’apporter sa p’tite pierre à l’édifice d’un monde plus vert, comme par exemple en montant ses panneaux solaires (3000 € investis en fonds propres, sans aucune aide ni subvention pour 3 kW environ), en récupérant son eau de pluie (environ 1000 € en ayant en plus creusé deux bassin remplis de poissons rouges qui adorent dévorer les larves de moustiques, avec 3 m3 de réserve d’eau pour arroser, laver la voiture en été), ou plus récemment réfléchir à un changement d’énergie sur la voiture.

La voiture oui, ce truc qui coûte un fric de dingue en fluides, en mécanique, et en remplissage du réservoir justement. Ma réflexion s’est basée sur plusieurs bases :

  • un véhicule essence va commencer à coûter de l’argent en dépassant les 60 000 km : embrayage, boite de vitesse, distribution, vidanges régulières, etc.
  • un véhicule électrique (VE) durera plus longtemps, il n’est pas rare de voir des Tesla au delà de 200 000 km avec des performances toujours au top.
  • un VE nécessitera moins d’entretien sur la durée car plus « simple », plus durable sur le papier.
  • un VE nécessite un chargement à domicile pour être rentable, environ 12 € le « plein » sur une Tesla avec un kWh à 0,22 € actuellement, sans compter l’apport du solaire sus-mentionné.
  • l’autonomie d’un VE de 300 à 400 km suppose de pouvoir, sur un long trajet, se recharger VITE et simplement : pas question de poireauter 45 mn pour un plein comme sur une Zoé, même si la Zoé reste adorable pour un usage urbain et péri-urbain, ne vous méprenez pas. Mais en campagne, c’est non d’office.
  • Quel est le bonus écolo pour basculer en VE ? Quelles aides ? Quelle reprise d’un véhicule essence encore en bon état ?

Tout ceci a abouti rapidement à un changement, direction Tesla pour tester dans un premier temps le Model Y :

Effectivement, une TMY avec 4 roues motrices, ça vous colle au siège, et le fonctionnement « one pedal », avec juste la pédale de droite pour accélérer et s’arrêter, c’est déroutant mais tellement bien avec un peu d’expérience.

Mais vous allez me dire que je n’achète pas français !! Ben en fait, après avoir fait le tour des véhicules livrables facilement et rapidement, après avoir fait le tour des fonctionnalités intégrées d’office, le tour des tarifs surtout, tout pointait vers Tesla. Je détaille un peu plus ?

  • Renault : par expérience, comme leur slogan, « des voitures à vivre »… au garage. J’ai donné, j’ai testé, j’ai vu un ami avec une Zoé habituée du garagiste local incapable de solutionner le bug, non merci, le « sévisse » est en dessous de tout, sans compter que tout ce qui se trouve déjà dans une Tesla est en option chez le Losange, et on ne parlera même pas des délais de livraison à rallonge, des soucis informatiques par la suite (un partenaire sur E-Tech est à sa 5ème visite au garage, sans trouver de solution…). Je ne voulais pas vivre au garage, je voulais rouler, juste rouler et surtout pas de recharge en 40 mn sur de longs trajets.
  • Citroën : ils font des VE ? ah bon ? Capacité de charge ? Bof..
  • MG : oui, superbe, mais petite, trop petite pour moi, et la finition « tinoise » me laissait dubitatif.
  • Kia : pas les moyens, next !
  • Hyundai : oui, sympa, mais petite
  • BYD : délais de dingue, on oublie.
  • Tesla : TM3, trop basse mais sympa. TMY, super SUV, habitable, immense, camping possible vue la place. Les autres modèles sont hors de prix.

Pour faire court donc, essayer la TMY c’est l’adopter, et en 9 jours le véhicule était livré, rapidement son premier plein fait au Super Chargeur (SuC) de Rennes :

La facilité de commande est dingue, tout se fait en ligne, pas de concessionnaire avec jolie moquette, pas de « pouffe-Ken » ou « pouffe-Barbie » pour accueillir le client en costume moule-cul ou jupette sexy (ou c’est volontairement cliché, quoique…), pas de « what-else » et de faux sourires pour vous faire patienter sur un canapé coulant, non, c’est simplifié au maximum, à tel point que vous réceptionnerez la Belle au fond d’une zone industrielle, sur un parking, avec un simple algéco pour finaliser les opérations, avec cette fois un « what-else » caféiné ou une bouteille d’eau à bulles : simple, rapide, efficace, du grand Tesla !

Maintenant, il fallait réfléchir à alimenter la bestiole, car si au début une prise de 16 A suffit, avec le câble à moitié coincé dans la porte, ça ne pouvait pas durer. La solution passait par du 30 A :

Une embase P17 protégée de la pluie en extérieur, un raccord Tesla adapté, un câble de 6 mm2, un tableau électrique dédié avec différentiel 40 mA, disjoncteur 32A connectés et le tour est joué :

La Tesla charge sous 24 A maximum, évitant de surcharger le compteur électrique, mais je n’ai constaté aucun soucis à 30 A, la puissance se réglant facilement depuis la voiture ou l’App de gestion.

Il restait maintenant à rouler, comprendre comment se charger simplement, où, et à quel tarif. Disons le directement, évitez les voleurs de Total et leurs tarifs aussi dingues que sur l’essence, optez directement pour les SuC Tesla, IECharge, Lidl, SuperU, Carrefour par exemple si vraiment vous n’avez pas la possibilité de charger à domicile :

Ici, une station IECharge en cours d’installation quelque part vers Ancenis (44), toujours proche d’une ligne électrique haute tension mais sans aucune commodité proche : si vous voulez manger, faire un p’tit pipi, il faut aller chez Ionity, Tesla ou autres à proximité des autoroutes par exemple. L’avantage d’IECharge, c’est 30 cts/kWh et la gestion de l’auto-charge sur Tesla : la borne va vous reconnaître immédiatement, pas besoin de carte bancaire, tout étant déjà mis dans l’App android dédiée : simple, pratique, ergonomique là encore.

Dans l’Ouest, sauf pour une urgence, je déconseille également Ouest Charge : bornes 22 kW pour la majorité, héritières de l’ancien Sydego de Philippe Grosvalet, l’ex-président du Conseil Départemental récemment recasé sénateur pour terminer sa carrière confortablement « à notre service » (lol), un déploiement de petites bornes à une époque où notre Zoé nationale trônait sur les routes, zéro vision future pour des véhicules plus puissants, et au final des bornes peu utilisées, une taxe à chaque charge, bref pas rentable du tout, sauf pour une urgence avec la batterie vide :

Seul avantage, il y en a de partout dans l’ouest, mais encore une fois, c’est de l’urgence, pas plus. On trouve parfois du Sydego en Combo CCS, puissant, mais c’est encore trop rare, comme sur cette photo, même si de plus en plus d’ouvertures se font avec des chargeurs puissants, une volonté d’évolution qu’il faut tout de même saluer :


Avec Ouest Charge, vous devrez débourser 10 € de carte sans contact pour éviter les frais de charge de 1 ou 2 € à chaque fois, rentable donc si vous bougez pas mal en Bretagne et Pays de la Loire.

De nos jours, 50 kW devient un minimum, Lidl, Carrefour, Leclerc, Hyper U et tant d’autres l’ont d’ailleurs parfaitement compris, c’est un attrait pour les clients qui ne chargent pas chez eux.

Rouler et se charger donc, au début c’est « flipette sur la route », on surveille la jauge, on calcule tout, tout le temps. Et rapidement on se détend car on peut charger partout, récemment chez Burger King, même avec 25 kW, le temps d’une glace et de 30 mn pour regagner un peu de batterie, 4,83 € précisément :

Pour se charger, beaucoup de bornes proposent de payer par carte bancaire, mais beaucoup nécessitent encore des cartes de charge. Je vous conseille de prendre les cartes payantes de ChargeMap, Freshmile, et la gratuite de Shell par exemple. Depuis les App, vous aurez également accès à Ionity, FastNed, Electra, etc. Vous y renseignerez vos coordonnées, carte bancaire, et le tour est joué. Pour l’exemple chez Burger King, la carte freshmile n’a pas posé de soucis : flashage au début, puis à la fin pour terminer la session de charge, vraiment simple, ergonomique.

Au final l’expérience est donc un succès, près de 1800 km en 15 jours, l’application Tesla donne des chiffres sympas :

Difficile de savoir comment ils sont calculés, impossible de faire prendre en compte l’apport solaire lors d’une charge, mais la différence est réelle par rapport au thermique, 1800 km auraient coûté 3 pleins à environ 100 € le plein en thermique, les 319 € indiqués ne sont pas totalement à côté de la plaque.

77 € donc sur les 376 kWh chargés, ce qui serait plus 376 x 0,22 kWh = 83 € sur une charge à domicile, loin encore des 300 € en thermique.

On ne parlera pas du confort de conduite d’une Tesla, du silence, des sécurités intégrées, de l’auto-pilot qui gère vitesse/cap/distance de sécurité sur les routes, et bien entendu du coussin péteur intégré aux applications de la voiture, indispensable option facturée 2000 € chez Renault (pléonasme lol) ;-)))))

Mais, car il y a des mais, autant vous ferez un plein d’essence avec n’importe quelle carte bancaire, autant les réseaux électriques ne sont eux pas encore assez ouverts, forçant à avoir 3 ou 4 cartes un tant soit peu universelles pour espérer badger sur n’importe quelle borne. On aurait aimer voir s’imposer l’autocharge, c’est à dire la détection de votre véhicule en partant d’une base de données nationales, l’immatriculation, l’adresse MAC de la voiture, vos données bancaires, par exemple, ou à minima juste pouvoir flasher votre VISA et c’est tout. Cela viendra sans doute par la suite, espérons le, car c’est parfois chiant, le mot est clair et explicite.

Et vous, l’électrique ? Vous y pensez ?

 

Bouygues et Citroën en 4G

Bouygues Telecom s’est allié à Citroën pour proposer une version 4G de la célèbre C3, avec un routeur 4G/WiFi positionné à proximité de la bombe anti-crevaison, celle là même qui remplace la préhistorique roue de secours de nos anciens véhicules.

Bouygues Telecom annonce des débits de 40 Mbit/s là où la 4G offre théoriquement 100 Mbit/s en mouvement et 1 Gbit/s à l’arrêt. Pour le show, l’écran GPS de la C3 a laissé la place à une Galaxy Tab 2 munie d’une surcouche logicielle dédiée.

bougyues_lte_citroen

Dès le 1er octobre, l’offre 4G sera proposée par Bouygues Telecom avec un forfait d’environ 30 euros par mois.

Jolie idée certes, mais je trouve le côté marketing trop prenant, déjà avec le surcouche logicielle, là où n’importe qui pourra prochainement se procurer des modems 4G/WiFi à prix acceptable : posez le, branchez le, et vous avez un accès libre à internet, sans devoir vous farcir les jolies icônes de tel ou tel opérateur !

D’autre part, pour avoir expérimenté en son temps la couverture 3G minable du roi du béton, j’émets de sérieuses réserves sur sa capacité à couvrir la France en 4G, ou alors peut-être dans les grandes villes, au pied des fibres optiques. A titre de comparaison, Sosh m’a souvent permis de générer un hotspot WiFi dans la voiture, laissant mes passagers et passagères surfer en WiFi avec un simple netbook ou une tablette, avec de très rares coupures et des débits totalement acceptables en mobilité.

Bref, à suivre, voyons donc quels usages cette super-méga-hyper 4G va nous réserver…

 

WiFi On Board chez Citroën

Le système Wifi On Board, un équipement offrant le WiFi à bord des véhicules et la connexion 3G vers l’extérieure, jusqu’à présent réservé aux C3 et C4 Picasso, à la DS3, sera bientôt disponible sur toute la gamme des véhicules.

Via une carte SIM 3G/3G+, les passagers pourront ainsi aller sur internet, consulter les emails. La connexion 3G à l’étranger sera désactivée, une précaution utile pour les frontaliers qui risquaient de capter le réseau étranger sans s’en rendre compte, et d’avoir en fin de mois une belle surprise sur la facture.

L’installation à bord se chiffre à 500 €, sans compter l’accès 3G qu’il faudra aussi financer. Une option donc à réserver aux plus fortunés ou aux professionnels.

===>>> Présentation de WiFi-On-Board

Peugeot & Citroën : tous en WiFi !

L’intégration du Wifi à bord des 5008, 3008, C4 Picasso, C3 Picasso, Nouvelle C3, DS3 et RCZ se poursuit.

Un routeur WiFi / 3G+ est chargé d’offrir une connexion à bord, utilisant n’importe quelle clé 3G+ pour se raccorder à internet, en 3G+, 3G, Edge ou GPRS, selon le réseau disponible. A l’intérieur du véhicule, le signal WiFi est crypté en WPA2 et sa puissance modulable à volonté.

A ce sujet, il est amusant de trouver un réglage de puissance car vue la superficie d’un véhicule, 1 mW devrait largement suffire à assurer une couverture parfaite 😉

C’est Webdyn qui fournira le matériel, une entreprise spécialisée dans les passerelles internet industrielles.

Source : Peugeot