Archives par étiquette : freemobile

Freemobile illimité, on craque ou non ?

On ne pourra pas dire que St Niel, chevalier des télécoms, ne sait pas manier le marketing : il a réussi à faire écrire des tas de billets sur des tas de blogs, et cela avec une simple annonce, offrir de la 4G illimitée à ses clients adsl possédant un abonnement freemobile ! La rupture est là, les autres opérateurs vont devoir suivre, forcément.

SFR a d’ailleurs commencé avec une offre destinée à son pack SFR Familly haut de gamme : pschitt !! Loupé !! L’offre est trop restreinte, trop limitée, trop coûteuse, c’est une fausse réponse. Red de SFR a sacralisé son offre avec 100 Go : bien, mais il en manque. L’offre roaming 15 Go ? Ok, mais là encore il en manque, à croire que Red ne prend que des bouts de forfaits de l’offre Freemobile, sans oser la copier, de peur que l’opérateur bricolo ne sorte encore une nouvelle formule, toujours plus vitaminée. Bref, pour le moment rien ne bouge vraiment, Sosh, Bouygues, SFR sont au pied du mur, mis devant le fait accompli, et les clients attendent des réactions maintenant que la 4G est tombée de son Olympe !

Et Freemobile donc, faut-il souscrire sans hésiter ? Commencez par vérifier les relais les plus proches, sur http://www.antennesmobiles.fr/par exemple. Si vous connaissez un pigeon client de l’opérateur, c’est le moment de lui payer un café, voir si à votre domicile vous captez la 4G. Pour cela, dégagez vous au maximum, montez à l’étage, et vérifiez encore et encore. Si le signal est faible, prévoyez d’insérer votre carte Freemobile dans un routeur Huawei, et venez brancher une antenne panneau dessus, pointée vers le relai Freemobile le plus proche : ici, cela fonctionnait plutôt bien, mais à l’époque des essais nous n’avions qu’un pitoyable relai 3G, avec 7 Mbps maximum, c’est dire la qualité du réseau bricolé, en dessous de tout.

Oui, en dessous de tout, c’est hélas souvent ce qui revient sous le clavier des mécontents : manque de stabilité, manque de couverture, manque de débit, le tout associé à un sévisse clients du même acabit, c’est dire si on peut hésiter à basculer sur de telles installations. Le fanboy de base nous répondre que c’est sans engagement, qu’on peut donc partir sans avoir de comptes à rendre, et c’est une chance : Freemobile construit son réseau, donc parfois rien ne fonctionne comme on pourrait l’espérer, parfois on a l’impression que la prise ethernet n’a pas été branchée sur le relai, ou qu’il est relié au monde extérieur avec un modem usb. C’est hélas un peu normal, il faut laisser le temps au déploiement, en contrepartie d’avoir un forfait illimité.
Le mieux reste donc de trouver un utilisateur, de tester avec lui, mais attention : ne faites pas un speedtest, nous expliquerons plus tard pourquoi éviter ce service… non, mettez le smartphone en mode modem, branchez son adaptateur secteur, et connectez-vous en WiFi.

Allez alors charger une image ISO d’Ubuntu, par exemple http://ubuntu.mirrors.ovh.net/ubuntu-releases/16.10/ et choisissez l’image de 1 Go : observez alors le débit de ce chargement depuis internet, via Freemobile, jusque sur votre ordinateur. Ce débit là vous donnera une idée réelle sur les capacités de votre relai local, bien plus qu’un Speedtest qui aura été par avance repéré et configuré pour fonctionner à plein débit…

Là, et seulement là vous aurez tous les éléments en main pour vous faire une opinion : faut-il céder sans conditions à l’offre illimitée ou dois-je m’attendre à quelques souffrances numériques 🙂

Freemobile : l’illimité change le marché télécom

Ca y est, on l’espérait depuis un moment, voici depuis ce matin une offre mobile illimitée pour les clients internet de Free, sous forme d’un forfait Freemobile, sans changement de prix.

Il était logique de voir arriver cette rupture conséquent et, avouons qu’après le pschitt fait par l’annonce du roaming avec 5 Go mensuels inclus, il s’agit là d’une réelle révolution, un réel changement dans nos habitudes puisque désormais il sera difficile aux concurrents de proposer des offres limitées, ou alors en réduisant les tarifs… J’imagine bien la panique chez Bouygues Telecom, SFR et Orange ce matin.

Désormais, la 3G et la 4G n’ont plus de limites, vous pouvez envisager une connexion internet sans adsl ou fibre, juste reliée à votre relai Freemobile le plus proche, pourquoi pas… Pire encore ? Imaginez la 5G, cette nouvelle norme avec des super-mega-ultra débits qu’on nous annonce pour 2020 environ : pensez-vous que les opérateurs vont pouvoir limiter les volumes, restreindre les fonctionnalités pour chercher à vous facturer fort cher un nouveau service très haut débit ? Au début sans doute, mais si Freemobile s’y lance, que pensez-vous qu’il va arriver ?

Prenons du recul : désormais, avec un forfait à 15,99 €, je n’ai plus à me préoccuper de ce que je consomme, je me moque de le faire en France, en Europe, ou au Canada puisque mon forfait de toute façon me suivra, sans me coûter plus cher. Vous voyez l’idée arriver ? Le forfait mobile universel, mondial, via ce p’tit truc qui tient dans votre poche (et parfois prend feu lol), j’ai nommé le smartphone !

Et dans le métier du hotspot, que va-t-il se passer ? Imaginez ce camping, perdu au fin fond d’une sublime campagne, désireux d’avoir une connexion meilleure que les pauvres 512K de sa ligne ADSL… Un hotspot WiFi/4G et le voici en ligne, avec un débit certes variable mais supérieur à sa ligne cuivrée.

Et l’offre 4GBox dans tout ça, fortement limitée quant aux zones de couverture ? Pschitt, offre à revoir car désormais Freemobile illimité va couvrir TOUTE la France métropolitaine, sans d’autres limitations que de ne pas utiliser le réseau Orange bridé si vous espérez avoir du débit. L’extension du réseau Freemobile se poursuivant, de plus en plus de territoires seront ainsi connectés en 4G. Je pars en vacances, j’emporte mon hotspot avec moi, c’est simple !

Bon, bien entendu, n’espérez pas avoir des débits pharaoniques partout et tout le temps, force est de constater que les quelques essais effectués par ici, sur Lyon, Rennes, n’avaient, il y a de cela une petite année, pas montré une puissance extraordinaire, les débits 4G étaient souvent minables. Il faudra sans doute patienter encore quelques années pour que les bricoleurs du mobile arrivent à correctement brancher leurs RJ45 et relient les différents relais en très haut débit.

Il n’en reste pas moins que la graine de l’illimité est désormais semée, Saint Niel a osé et comme dirait le célèbre dialoguiste, « c’est à ça qu’on les reconnait », au grand damn de ses concurrents qui vont désormais devoir répliquer. Pour une fois, la fusée Freemobile n’aura pas fait pschitt, mais elle est condamnée à réussir : l’effet d’annonce ne suffira pas, il faut que le réseau tienne le choc, et que l’opérateur n’agisse pas à posteriori par quelques coups bas limitant encore et encore le débit… méfiance donc, chat échaudé craint l’eau chaude.

 

Freemobile : spéculations sur le 14 Mars ?

Et c’est reparti pour l’effet marketing, spécialité de Freemobile, le bricolo des télécoms mobiles. St Niel promet une nouvelle annonce le 14 Mars, bien, super, sympa, mais annonce de quoi ?

Si l’opérateur cherche une fois encore à créer une véritable rupture, il a plusieurs options, certaines faciles, certaines un peu plus complexes :

  • un nouveau forfait, intermédiaire, avec moins de data par exemple, mais c’est peu probable, Niel avait clairement indiqué ne rien comprendre aux offres trop complexes des concurrents, voulant se limiter à 2 forfaits simples.
  • baisser le prix du forfait à 20 € ? Pourquoi pas, mais ce sont autant de revenus en moins alors qu’il a toujours besoin de développer son faible réseau, d’améliorer ses débits, de façon à se séparer une bonne fois pour toute de ce roaming Orange qui handicape ses pigeons clients.
  • basculer sur de l’illimité totale, sans restrictions, sur mobile ou via une Freebox 4G fixe ? Pourquoi pas, mais le réseau est-il vraiment taillé pour ? Nos quelques tentatives en Loire Atlantique montrent que la 3G est minable, et que la 4G a du mal à atteindre les débits escomptés, mais ce serait pourtant une idée atteignable, pour contrer l’offre 4GBox de Bouygues Télécom, et la future offre fortement limitée d’Orange. Cela reste en tout cas l’annonce la plus probable, celle qui attirerait le plus de nouveaux clients d’un seul coup.
  • ajouter des services non décomptés du forfait ? La TV Free depuis la connexion 4G par exemple ? Des vidéos à la demande intégrées au forfait ? C’est une solution simple, à condition de ne rien décompter des 50 Go du forfait, sans cela tout va exploser rapidement. Et là encore, il faudra dimensionner le réseau en conséquence.

Quoiqu’il en soit, force est de constater que l’opérateur bricolo monte ses antennes à grande vitesse, comme en témoigne cette carte (source Antennesmobiles) pour les créations depuis le 1er Février 2017 :

Petit bémol toutefois, s’il y a 298 nouvelles antennes, seules 7 ont été activées sur la même période :

Nous avons pu constater qu’il peut s’écouler de très longs mois avant la mise en service effective de certains sites, comme ce fût le cas proche d’ici, à St Joachim (44). Constatons également que les « anciens sites », ouverts en 2500 MHz, n’ont pour la plupart pas été mis à niveau en 1800 MHz, alors que toutes les nouvelles ouvertures intègrent d’office du 1800 MHz, à quelques exceptions près. Rester en 2500 MHz, c’est renoncer à une zone de couverture plus importante, à une meilleure pénétration dans les bâtiments.

Quant au 700 MHz, souvent annoncé à corps et à cris par les blogs de St Niel, Universfreebox en tête, souvenons-nous qu’ils n’ouvrent pour le moment que sur une infime partie du territoire français, au rythme du calendrier des autorisations dressé par l’ARCEP :

Pas d’invasion donc du 700 MHz, sauf sur les quelques zones en blanc sur la carte. Il faudra attendre Janvier 2018 pour voir la Corse et un bout du sud-est équipés, Avril 2018 pour le sud-ouest, et seulement Avril 2019 pour l’ouest et le grand centre du pays. La carte d’Antennesmobiles en 700 MHz est claire :

824 antennes seulement, et dans deux zones uniquement, DEUX ZONES. Pas d’affolement donc, le 700 MHz partout, ce n’est pas pour tout de suite, ce n’est du coup pas un argument qui influencera la couverture de l’opérateur, ne vous y trompez pas, ne vous faites pas avoir par les pseudo statistiques des fanboys.

Allez, un peu moins d’une semaine maintenant et nous serons fixés sur les intentions mobiles de St Niel, sur cette annonce tellement fracassante que nous n’en reviendrons pas 🙂

 

5G : marketing ou réalité ?

Nous avons à peine assez de couverture 4G sur le territoire français que Dame 5G pointe déjà le bout de sa coiffe. Quand j’étais gamin, maman me disait toujours de terminer ce que j’avais commencé, mais là visiblement ce n’est pas le cas, loin s’en faut.

Ajoutons qu’à l’heure actuelle, disposer d’une connexion 5G et l’utiliser à plein débit, ce serait une façon de griller son forfait de 20 ou 50 Go en quelques secondes : ridicule ! 5G, ce sera l’occasion de basculer sur du 700 MHz, plus « pénétrant » dans les bâtiments, mais tout le monde n’en profitera sans doute pas, sauf à payer fort cher, comme de coutume en France. 5G, ce sera aussi l’occasion de réviser les usages et surtout les volumes de données : plus question de n’avoir que 50 Go si le débit permet une consommation instantanée du forfait. Au contraire, pourquoi n’assisterions nous pas à une évolution vers du tout illimité ?

Chez Blogwifi, nous l’avons évoqué voici déjà des années, bien avant que Bouygues Télécom ne se décide à lancer sa 4GBox. Avec la 5G, ce serait d’autant plus d’actualité, sauf à créer des forfait de 1 To, 20 To ou 5 Po pourquoi pas. Au final, nous arriverons de toute façon un jour ou l’autre à basculer sur une réelle mobilité, de la même façon que le téléphone filaire de France Télécom est désormais devenu un portable avec voix illimitée en France et souvent en Europe même : alors pourquoi ne pas inventer des usages 5G totalement libres de tout volume ?

Ah oui, la réponse des opérateurs sera forcément qu’il faut bien trouver une raison de taxer ci ou ça, car avec l’Europe des télécommunications, avec l’illimité voix, les SMS/MMS gratuits mais en chute libre, où trouver de juteux Euros pour encore conserver des marges confortables pour les différents actionnaires et les fonds de pension de Trumpland ? 🙂 En fait, ce n’est pas tant la technologie qui nous limite, que la gourmandise de ceux qui la possèdent.

Allez, je fais un pari : Freemobile investit une fortune chaque année dans de nouveaux sites, il complète son réseau bricolé, l’améliore, même si c’est lent et pour le moment peu visible, installe des relais 3G/4G à foison, et récupère régulièrement des pigeons clients lors de régulières ventes privées. Une fois le réseau complètement mis en place, une fois les besoins de financement réduits à la maintenance annuelle des installations, qui dit que St Xavier n’ira pas sortir un forfait totalement illimité, par exemple via une Freebox qui permettra à tout un chacun de venir se connecter à internet, ou via un forfait Freemobile illimité en data, offrant une couverture Européenne complètement mobile ?

Et puis Bouygues, avec son réseau 4G en constant déploiement, qui dit qu’il ne basculera pas lui aussi sur des offres nationales illimitées pour contrer les ignobles machinations du coucou des télécoms ? Casser les codes, c’est ainsi que cela semble désormais fonctionner dans l’ignoble monde des télécoms, ignoble depuis l’arrivée du 4ème opérateur car rien n’est désormais plus comme avant : il faut trouver de nouvelles idées, de nouveaux modes de fonctionnement, de nouveaux usages.

Je fais le pari que d’ici 2020 nous aurons de belles surprises, et que l’adjectif « illimité » deviendra LA norme. Et vous ?

 

#4GBox : la bonne antenne ?

L’offre 4GBox de Bouygues Télécom continue de susciter des interrogations, mais surtout de faire nombre de déçus : l’annonce marketing avait enthousiasmé nombre d’oubliés du haut débit, nous les premiers, et au final l’éligibilité semble plus que réduite, parfois indisponible là où en en a besoin, parfois disponible dans des villes déjà bien équipées ADSL, comme à St Nazaire.

Il ne faut pas non plus oublier qu’une connexion 4G ne sera performante que si, et seulement si, la partie radio a été traitée avec soin : un signal fort, c’est la garantie d’un débit fort. Or, à l’intérieur, il n’est pas toujours facile d’obtenir un signal puissant, sauf à venir raccorder une antenne externe, à positionner en extérieur si possible.

Au niveau antennes, vous allez donc trouver toutes les chinoiseries possibles et imaginables, à commencer par des modèles possédant des gains mirobolants de 40 dB, voir plus si affinité : ne vous laissez pas avoir par ces offres à la c… qui promettent la lune et ne vous offriront, au final, qu’un grain de sable !

Réfléchissons également aux fréquences utilisée : Bouygues va utiliser du 790 MHz dans les zones denses, du 1.7 à 1.9 GHz dans d’autres zones. Idéalement, une antenne directive log-periodic aura donc ma préférence, avec une bande passante de 690 à 2700 MHz, largement de quoi faire, et parfaite pour changer un jour d’opérateur si nécessaire : imaginez que Freemobile, le bricoleur des télécoms, se décide un jour à proposer de l’illimité et à brancher correctement ses différents relais, là il sera intéressant d’avoir une antenne 2500-2600 MHz par exemple, voir 700 MHz lorsque le territoire sera intégralement couvert.


Log periodic

Pensez également au type de connectique : l’antenne ci-dessus sort en N femelle, comment irez-vous la relier à votre 4GBox sans adaptation ? Quid du câble de liaison également : allez-vous succomber à un RG58 proposé sur les sites chinois, pas du tout adapté aux fréquences aussi élevées, ou irez-vous acheter un peu plus cher un vrai, bon, gros câble coaxial, correctement réalisé et parfaitement adapté à la 4G ? Là encore, ne pensez pas au moins disant : un bon produit, qui fonctionne, cela s’étudie, et hélas cela se paie. Je préfère dépenser 150 € dans un bon matériel que 90 € dans une solution bancale.

Avec ces quelques éléments en main, à vous de jouer, de choisir, et de bien choisir surtout.

#4GBox : la révolution de Bouygues ?

Ce matin, Bouygues Telecom vient de dévoiler sa 4GBox, une offre 4G résidentielle sans limitation de volume, totalement illimitée :

Pour 32,99 €/mois, location de la box incluse, vous profitez donc des excellents débits 4G de l’opérateur et pourrez surfer en WiFi haut débit, via le Cube LTE de Huawei. Bouygues poursuit donc son partenariat avec ce constructeur asiatique, comme il le fait toujours pour ses offres Bbox Nomad.

Quelques précisions toutefois pour la 4GBox :

  • il s’agit d’une simple connexion adsl : pas de téléphonie, pas de tv, pas de mobile
  • l’offre est éligible aux 10% fidélité des clients actuels de l’opérateur
  • l’offre ne sera pas nomade : la box sera associée aux seules antennes de votre région
  • 30 j d’essai gratuit
  • totalement plug and play : mettez sous tension, surfez, 32 appareils max. en WiFi
  • disponible dès le lundi 23 Janvier 2017
  • tout le territoire ne sera pas éligible tout de suite
  • la box dispose de connecteurs pour antennes externes, pratique pour optimiser le signal
  • Frais de mise à disposition : 19€
  • Frais de résiliation : 19€.

Surprise donc dès Lundi : qui sera éligible ? qui ne le sera pas ? Vous serez rapidement fixés !

Gageons que d’autres opérateurs ne resteront pas insensibles à cette offre 4G fixe. Orange semblait déjà avoir une idée de box adsl/4G dans ses cartons, ce sera sans doute l’occasion de se lancer sur ce nouveau marché. Free pourrait également tirer parti de son nouveau et sublime (lol) réseau propre, et sortir une Freebox v7 4G, voir une MinitelBox, ou encore une EdgeBox pour rester raccord avec les impressionnants débits de sa filiale Freemobile.

La 4GBox est en tout cas un premier pas vers du très haut débit radio, jusqu’à présent fortement limité par des forfaits bien peu adaptés. Espérons que l’arrivée de la 5G d’ici quelques années permettra de venir se raccorder rapidement et simplement au monde, sans avoir besoin de fibre, de câble ou de ce vieux cuivre des années 50 si cher à Philippe Grosvalet, Pdt du CD44, private joke 😉

L’enfumage marketing Freemobile

Je reste stupéfait quand je lis certains articles sur Freemobile, tel celui d’Univers Freebox, association pro-Saint-Niel affichée, qui évoque récemment, je cite : « Le taux d’utilisation du réseau Free grimpe donc doucement, lié en particulier au déploiement rapide des fréquences 1800MHz et 700Mhz de la part de Free Mobile. »

Le 1800 MHz oui, je veux bien, et c’est une chance pour l’opérateur bricolo, clairement une chance. Mais le 700 MHz, je vous invite à bien relire une carte publiée par l’ARCEP, le gendarme des télécoms français donc, montrant les zones autorisées en 700 MHz et les dates d’autorisation surtout :

 

Et puisque tout fanboy freemobile me dira forcément que je bidonne ce billet, le lien de l’Arcep est ici.

De ce fait, écrire que le taux d’utilisation grimpe grâce au 700 MHz, ce n’est ni plus ni moins que de l’enfumage, de la manipulation, car seules 6 petites zones sont actuellement autorisées, depuis le 6 Avril 2016. Et si comme tout fanboy freemobile votre neurone n’est pas totalement connecté, sur la carte ce sont les zones BLANCHES : nous sommes donc très loin d’une invasion du 700 MHz !

En conclusion, du 1800 MHz oui, et heureusement qu’il se répand, même si les anciens relais peinent visiblement à recevoir une mise à jour, le 700 MHz ne va pas lui envahir au delà des zones en blanc sur la carte, pas avant le 1er Janvier 2018 en tout cas pour une nouvelle zone, ou Avril 2018 pour une zone plus importante, Avril 2019 pour vraiment pénétrer le centre du pays.

Patience donc, pas d’affolement, évitez de vous faire enfumer par les sites pro-freemobile tellement peu partiaux, et méfiez-vous des pseudo statistiques réalisées sur un nombre extrêmement réduit d’utilisateurs, un nombre qui donne une tendance mais ne représente en aucun cas la vérité d’un réseau souvent encore trop contraint à utiliser les antennes Orange, avec les débits minables que l’on connait, hélas, il suffit de chercher un peu sur Twitter pour découvrir les nombreux mécontents, les déçus d’une infrastructure encore en plein déploiement.

Freemobile, ce sera sans doute fabuleux en 2019 ou 2020, d’ici là, il est parfois plus intéressant de payer un peu plus pour une couverture et des débits sans bridage. Ici, c’est Sosh, Bouygues Télécom, voir SFR qui offrent des services adaptés et performants : à vous de voir en fonction de votre région, de vos usages, de vos besoins.

 

 

Remplacer l’ADSL par de la 4G illimitée ?

Blogwifi en parlait il y a fort longtemps , mais on dirait que cela semble lentement devenir réalité : offrir une connexion 4G fixe pour pallier aux faibles débits ADLS dans certaines zones, et cela sans contraintes de volume mensuel, un illimité véritablement illimité, sans contraintes soigneusement cachées aux potentiels clients. C’est ce que propose désormais Bouygues Telecom sur quelques villes soigneusement choisies, Quimper, Laval, Poitiers, Caen, Béziers, Tarbes, Châtellerault et Arçonnay, durant trois mois, avant peut-être une offre commerciale ouverte à tous début 2017.

Ce type d’offre était en fait assez prévisible, souvenez-vous par exemple des nombreux WE illimités proposés par Bouygues Telecom : n’était-ce pas là une excellente façon pour tester leur réseau en pleine charge ? Moi le premier j’avais activé un hotspot 4G/WiFi pour pouvoir regarder en streaming, télécharger les dernières images ISO de certaines distributions, bref, profiter d’environ 20 à 30 Mbps dans une zone où l’ADSL peine à apporter plus de 7 Mbps.

Pour 27 € mensuels donc, le matériel Bouygues vous permettra de profiter jusqu’à 100 Mbps en 4G, en théorie du moins car cela va dépendre de l’occupation de chaque cellule relai, forcément. Mais en tout cas, ce sera largement supérieur à une ligne ADSL de campagne ou aux 50 Go proposés sur une ligne en 4G bricolée chez Freemobile par exemple.

A voir ensuite si la box 4G sera associée à un secteur géographique prédéfini ou s’il sera possible d’aller se promener avec sur le territoire métropolitain : emportez votre 4G en vacances, restez en ligne où que vous vous trouviez, voici une idée séduisante sur le papier, non ?

Vivement 2017 donc, en espérant que l’expérimentation aboutisse à une offre commerciale toujours illimitée, sans volume mensuel restrictif surtout. Ce serait là une bonne façon pour Bouygues Telecom de prendre le bas sur ses concurrents, et de recruter un maximum de nouveaux clients. Gageons que d’autres suivront alors le mouvement si la 4G illimitée devait se généraliser : adieux les forfaits en volume, bonjour le vrai débit, tout le temps, partout.

Freemobile : l’enfumage marketing 700 MHz

On dirait bien que la communication marketing fonctionne à fond chez Freemobile : à défaut d’avoir un réseau totalement déployé, à défaut de fournir une 4G partout à pleine puissance, et sans doute pour occulter la baisse conséquente des débits en itinérance Orange, l’opérateur a certainement fait le choix de communiquer sur ce qui l’arrange, comme souvent, créant un évènement là où il n’y a… rien… pour le moment du moins.

En effet, lisez un peu la presse en ligne : on parle à gorge déployée de ce déploiement 700 MHz en hausse chez Freemobile, de ces fréquences en or qui vont permettre de déployer en intérieur. Oui, c’est un fait, Freemobile utilise désormais plein d’antennes 700 MHz comme la carte interactive de l’Arcep le montre :

arcep-freemobile-700

Ah par contre moi j’y vois un défaut, et un défaut de taille : TOUTES les antennes sont concentrées sur… 2 zones 🙂
Nous sommes loin du déluge 700 MHz évoqué dans certains articles pro-freemobile, nous sommes surtout très très loin d’une couverture nationale. C’est un début, et il faut bien débuter à un moment, mais ce n’est qu’un début, limité, restreint.

Et puisqu’il faut raison garder, comparons avec la bande voisine, le 800 MHz, et son déploiement en France métropolitaine :

arcep-800-mhz

Ah oui, plus de 26000 supports, tous opérateurs confondus, contre 329 en 700 MHz… Là effectivement on peut parler de couverture conséquente, le déploiement 800 MHz est correct, et surtout autorisé sur tout le territoire national, ce qui n’est pas le cas du 700 MHz.

Petit rappel à ce sujet avec une carte de l’Arcep :

arcep-cate

Vous commencez à comprendre ? Les zones 700 MHz déployées par Freemobile sont celles autorisées au 6 Avril 2016, et EXCLUSIVEMENT CELLES LA , c’est à dire 4 zones en France !

Pour espérer voir Freemobile redorer le blason de son réseau et mieux pénétrer les bâtiments, il vous faudra attendre après le 1er Juillet 2019 pour une couverture véritablement nationale.

Attention donc à l’enfumage médiatique : oui le 700 MHz arrive, non il ne sera pas déployé partout avant Juillet 2019, contrairement au 800 MHz, et n’espérez rien en 2017 surtout ! Le réseau Freemobile va donc rester ce qu’il est sur une majeure partie de notre territoire : faible, peu rapide, et avec des fréquences qui couvrent fort peu en intérieur, pour le moment du moins, n’en déplaise aux fanboys aveuglés de l’opérateur bricolo.

D’ici là, les autres opérateurs parleront déjà de 5G et auront déployé encore plus de supports, conservant une longueur d’avance dans la course aux clients.

 

Freemobile : encore un an !

Et voilà, 19 Septembre, fin de l’abonnement Freemobile pris voici un peu moins d’une année lors d’une vente privée, la curiosité de voir si le bricoleur des télécoms français avait évolué.

Force est de constater que oui, Freemobile a évolué durant cette année. Les antennes se sont multipliées, la couverture en réseau propre également, mais tout ne reste pas rose chez Bricolomobile. Par exemple, être couvert par un site Freemobile 3G et avoir du mal à obtenir un bon débit, c’est hélas chose courante par ici. Capter de la 4G (Herbignac) et avoir du mal à dépasser 15 Mbps, c’est également du vécu. On a du coup le sentiment que les nouvelles antennes sont certes déployées, activées, mais la collecte ne suit pas.

La collecte ? C’est cette liaison qui relie les antennes au monde extérieur. Idéalement, une fibre au pied du pylône et hop, le très haut débit est disponible en 4G. Ca, c’est la solution Orange ou Bouygues, mais elle coûte cher et avec un forfait à l’économique, tel celui de Freemobile, la fibre n’est pas disponible partout ! C’est bien là tout le soucis car le client qui pense en avoir pour son argent ferait mieux d’attraper une MST : ce n’est pas le cas partout, en tout cas pas dans ce secteur de Loire Atlantique, en pleine campagne.

Alors oui, cela fonctionne sans doute super bien, ailleurs, je n’en doute pas une seule seconde. Les différents fanboys encouragés par l’opérateur à promouvoir la marque sur Twitter et les autres réseaux sociaux s’en donnent d’ailleurs à coeur joie pour contrer tout contestataire : pas content ? pars ! Pas de débit ? Change de portable ! Il y a toujours une raison pour ne pas salir Freemobile, cet opérateur qui a tellement fait pour notre pouvoir d’achat, rendons gloire à St Niel, chevalier des télécoms 😉 Mais à force de se voiler le visage, de ne pas vouloir voir les problèmes, ce sont les utilisateurs qui tweetent leur mécontentement et partent payer plus cher ailleurs, pour obtenir service, débit et réseau.

Pour moi, dans mon coin de campagne, j’ai trouvé une seule solution pour Freemobile, illustrée ici en image :

cretinmobilee

EN PARTIR !! Même à 4 €, ce forfait reste hors de prix, entre absence de service clients et absence de débit, je pense avoir tout testé, tout essayé, souvent en vain.

Je reviendrai sans doute tester un jour, d’ici 2 à 3 ans, lorsque le roaming Orange qui pourrit totalement l’utilisation de Freemobile aura cessé, lorsque plus d’antennes auront été déployées, lorsque les collectes en carton pâte auront été remplacées par de la fibre ou des FH Gigabit. D’ici là, mes préférences vont, par ordre de priorité, pour Sosh et Bouygues Telecom.