Je me suis amusé à faire le tour d’internet pour voir qui proposait des solutions pour contrer Hadopi et surtout, qui proposait de quoi protéger son WiFi. Bien entendu, nombreux sont les sites à vous proposer des VPN cryptés pour surfer de façon complètement anonyme via des serveurs situés à l’autre bout du monde, ce qui met d’ailleurs en rogne certaines agences de renseignements, dont la NSA américaine.

Mais le plus amusant, ce sont ces sites qui surfent sur la vague de l’opportunisme commercial, proposant des solutions pour pirater une clé WEP, casser une clé WPA, tout en vendant leurs matériels, souvent des clés USB tout à fait ordinaires proposées avec le surcoût qui sied à Hadopi.

Nous allons également retrouver des packs logiciels prêts à l’emploi, tel celui-ci dont la description est sans équivoque :

« Les routeurs WEP Tecom (Club Internet) sont particulièrement vulnérables, comme expliqué dansce tutoriel et sur cette vidéo. Ils apparaissent parfois sous airodump-ng comme essid caché , mais le fait de masquer l’essid ne les rend pas sécurisés, ce sont de véritables gruyères…« 

Oui vous avez bien compris, le site concerné vous propose purement et simplement de vous introduire dans le routeur d’un opérateur internet, vous fournissant des listings de clés et tous les logiciels nécessaires. Je délire, j’hallucine, j’invente, pire encore, je m’acharne sur un confrère ? Non non, voyez la capture d’écran :

Tout ceci est bien naturellement payant, n’en doutez pas, Paypal fait des miracles pour qui sait s’y prendre 😉

La page d’accueil du site est d’ailleurs explicite :

Petit rappel : s’introduire dans un réseau qui n’est pas le votre est passible d’une amende :

« Art.323-1(Ordonnance nº 2000-916 du 19 septembre 2000 art. 3 Journal Officiel du 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002). (Loi nº 2004-575 du 21 juin 2004 art. 45 I Journal Officiel du 22 juin 2004). Le fait d’accéder ou de se maintenir, frauduleusement, dans tout ou partie d’un système de traitement automatisé de données est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30000 euros d’amende.Lorsqu’il en est résulté soit la suppression ou la modification de données contenues dans le système, soit une altération du fonctionnement de ce système, la peine est de trois ans d’emprisonnement et de 45000 euros d’amende. »

Voici donc un effet pervers de cette loi liberticide qui ne fera pas perdre d’argent à tout le monde en fait mais qui contribuera peut être à l’enrichissement des services de VPN ou à tous ces sites qui proposent des solutions clé-en-main de piratage…