Revoici un travail sur un petit projet intéressant, histoire de mieux appréhender le petit Raspberry Pi : réaliser une capture d’images et venir y insérer des informations utiles, telles que température, pression, taux d’humidité, date, heure, etc.

Commençons par nous demander ce que nous voulons exactement obtenir de la p’tite Framboise :

  • un cliché toutes les 5 minutes, voir même moins
  • une image HD
  • pouvoir lire un ou plusieurs capteurs
  • incruster les informations « captées » dans l’image
  • envoyer l’image HD seule en ftp (hébergement Web ou un simple NAS)
  • envoyer l’image HD incrustée en ftp
  • héberger tout ce petit monde en extérieur
  • télé-alimenter la platine en POE

Le boîtier étanche ? Il n’existe rien de compact pour le Raspberry Pi, hélas, trois fois hélas. Sauf à le faire imprimer en 3D sur mesure, avec donc un coût certain, la seule solution consistait à utiliser astucieusement le boîtier d’une caméra factice :

raspberry_cameraextOn l’ouvre, on enlève tout ce qui ne servira à rien et on vient intégrer l’ensemble de notre projet sur la p’tite platine métallique contenue dans la caméra :

raspberry_timelapse1

Vous noterez l’exploit technologique français, avec une caméra HD maintenue au moyen d’un élastique, une solution qui fera largement l’affaire en attendant de se décider pour mieux. Après tout, ceci n’est qu’un test, voir si le projet sera technologiquement et économiquement viable.

Il nous reste maintenant à intégrer l’alimentation, en commande :

raspberry_UB_POWER

Kesako ? Nous allons utiliser une injection POE, extraire les 24V pour les envoyer sur cette petite platine, et venir brancher le Raspberry Pi sur le port USB à gauche. Le POE va donc nous permettre d’utiliser un matériel on ne peut plus standard :

  • alimentation POE 24V
  • câble ethernet de 100 m maximum
  • extracteur POE

Ainsi, notre module sera télé-alimenté sans avoir besoin de tirer une rallonge 220 V à proximité, sans devoir trouver un câble d’alimentation USB suffisamment costaud pour supporter plusieurs mètres de pertes : tout transitera par le cordon Ethernet blindé de 100 m maximum, avec comme seule condition d’obtenir au moins 7 V à l’autre bout, de façon à pouvoir générer au final les 5 V d’alimentation exigés par la Framboise. Astucieux, mais simple !

A ce jour, notre projet fonctionne bien, pour le moment avec une seule sonde de température/humidité, la DHT22 :

dht22_raspberry

DHT22, température/humidité

A l’heure actuelle, notre montage nous offre ce type de cliché :

raspberry_sondetempe

Vous noterez l’humidité, forcément élevée en Bretagne Sud en plein milieu de l’hiver 😉
L’image est volontairement simple, nous verrons pour l’habillage par la suite, le temps pour nous de valider le principe de fonctionnement, la stabilité, le montage extérieur. Il nous faudra également trouver comment positionner au mieux les différents capteurs prévus, fait en sorte qu’ils résistent à l’usure du temps et donnent des valeurs convenables.

 

 

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