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Lever le doute : la PREMIERE démarche !

« Lever le doute », je ne sais si l’expression vous évoque quelque chose, mais c’est en tout cas une démarche essentielle dans un milieu technique, surtout en informatique, et par conséquent en WiFi.

Lever le doute, c’est isoler chaque étape, chaque matériel, pour pouvoir trouver l’endroit précis où se situe le problème. On va donc généralement commencer « petit », ne brancher qu’un module, puis un second, un troisième, raccorder le reste du réseau, et ainsi de suite. On va envoyer des ping pour vérifier que les modules répondent bien sur le réseau, observer les LEDs sur les modules WiFi pour s’assurer que la partie radio est en ligne.

Pourtant, si le particulier n’est pas forcément expert sur cette procédure, force est de constater que le professionnel, supposé avoir une formation, lui ne l’est trop souvent pas non plus : il n’y pense pas, il ne débranche rien, essaie de comprendre le soucis sans rien isoler et, au final, n’arrive à rien, sauf à contacter MonWiFi.fr pour demander une aide magique, aide qu’il est difficile d’apporter à distance la plupart du temps.

Mais c’est aussi une attitude moderne, récente, qui consiste à venir demander de l’aide sans chercher, voir pire, crier au loup, remettre en question la qualité du matériel, alors même que le soucis est local, purement local, lié à une mauvaise configuration du réseau informatique. Là, on a un peu tendance à indiquer que si on ne connait pas, euh… voyons… ON NE TOUCHE PAS !! 😉 De la même façon, quand ça marche, ON NE TOUCHE PAS ! Oui, il y a un nouveau firmware, et alors ? Faut-il tout remettre en question si tout fonctionne ? Faut-il risquer de subir des bugs inconnus si la liaison fonctionne déjà fort bien ? J’en doute… surtout dans un environnement en exploitation ! Et que penser des « professionnels » qui vont venir appuyer sur le bouton… RESET et ainsi tout effacer ce que nous avions patiemment configuré ? 🙂

Bref, au final, rencontrer un soucis peut parfois être simple pour trouver une solution, à condition de ne pas faire n’importe quoi, d’agir avec méthode et calme ! Sans cela, rien n’avancera, croyez-en notre expérience 😉

doute

Passez simplement en tout IP !

Au fil des discussions lors des différents appels chez Infracom, je m’aperçois que la notion de « tout IP » n’est pas encore bien rentrée dans les moeurs. Cela n’est pas surprenant car le concept est un peu nouveau : tout faire transiter sur une simple et banale connexion réseau, une connexion internet de préférence.

Tout faire transiter ? Oui, du moins sur le principe :

  • téléphone
  • fax
  • email & sur internet
  • vidéosurveillance
  • contrôle d’appareils à distance (commutation marche/arrêt en 220 V)

L’utilisation des emails et du surf internet, inutile d’y revenir, je pense que chacun maitrise à peu près le sujet 😉

La téléphonie et le fax par contre, cela reste encore peu connu, même si les box des opérateurs ADSL français l’intègrent depuis longtemps déjà : comment s’effectue un appel depuis votre Livebox ou votre SFRbox selon vous ? Cela ne passe pas par les paires de cuivre d’une ligne France Telecom, mais via internet, numérisé, converti en IP, ce « protocole » qui permet d’acheminer des données via internet.

Ainsi, vous pouvez disposer d’un numéro de téléphone plus ou moins transportable puisqu’il vous suffit de relier votre téléphone IP ou votre adaptateur téléphonique IP sur la première connexion internet venue. La ligne téléphonique devient alors totalement indépendante, virtuelle à la rigueur puisqu’elle n’est plus attachée à la ligne France Telecom des années 70.

En France, je relie mon téléphone à ma box, mais s’il m’arrivait un jour de vouloir déménager un mois en Italie, il me suffirait de relier mon téléphone à une arrivée internet pour être aussitôt en ligne, 2000 km plus loin, et pouvoir recevoir ou émettre mes appels de la même façon ! Je pousse l’analyse encore plus loin : avoir un numéro de téléphone FRANÇAIS n’importe où dans le monde, imaginez un peu l’évolution, tout cela grace au tout IP 😉

Mieux encore : je ne veux pas me promener avec mon téléphone IP, j’utilise alors un softphone, c’est à dire un logiciel que je vais utiliser sur mon ordinateur portable, voir sur mon iPhone, et qui « contiendra » ma ligne téléphonique. Voyez par exemple iSip sur iPhone que j’utilise ici régulièrement.

Continuons le raisonnement : avec le prix d’une ligne téléphonique IP (0.99 € H.T./ligne à ce jour), plus besoin d’ouvrir xxx lignes France Telecom à 16 €/mois minimum ! L’économie annuelle est plus qu’intéressante, pour peu que votre connexion internet soit elle suffisamment rapide pour acheminer le flux IP de xx lignes simultanées, attention à cet aspect là également…

Et le fax fonctionnera de la même façon, soit via un appareil tout IP muni d’un connecteur réseau RJ45, soit via votre bon vieux fax à papier thermique que vous relierez à un adaptateur VoIP type PAP2 comme celui-ci :

Pour la vidéo, le principe est le même : une caméra IP branchée sur votre réseau, en filaire ou via un bridge WiFi, devenant accessible depuis internet.

S’il fallait résumer en simplifiant à l’extrême, commencez par établir un réseau, une autoroute avec un certain débit. Dessus viendront se greffer des utilisations distinctes : voix, fax, vidéo, musique, télécommande, etc. Tout est possible, seule votre imagination et la capacité de votre connexion internet limiteront les choix atteignables.

Mesh ? le réseau maillé

Le mot « mesh » est à la mode dans le petit monde du WiFi. Oh ça n’a rien d’extraordinaire ni de divin : il s’agit d’un réseau maillé, c’est à dire d’un réseau WiFi dans lequel les différents points d’accès sont tous reliés entre eux, automatiquement ou manuellement, et redistribuent l’internet à la façon « passe à ton voisin ».

Je m’explique : vous vous connectez sur le point d’accès D, qui retransmet à C, qui dirige vers B, puis vers A qui lui est relié à votre Livebox.

Ah bien entendu, plus vous effectuez de « bonds », plus le débit va se diviser. Le mesh est donc valable avec un minimum de bonds, ou alors avec plusieurs accès internet sur l’ensemble du réseau. Dans ce dernier cas, le réseau va de lui même diriger vos demandes de connexion vers la passerelle internet la plus proche.

Réseau mesh avec passerelles multiples

Dans l’exemple ci-dessus, nous avons une multitude de points d’accès (en bleu), plusieurs passerelles (en rouge) aboutissant à internet.

Plusieurs systèmes permettent de créer un réseau maillé, mais nous en parlerons plus longuement dans un autre article. Chez Infracom, nous en avons testé plusieurs, avec plus ou moins de succès, avec plus ou moins de bonheur. Certains sont horriblement compliqués à configurer, se réservant pour les geeks, d’autres se relient les uns aux autres automatiquement mais sont irrémédiablement attachés à une plateforme d’un fournisseur, etc…

T’es au courant ?!

On y pense peu, mais parfois pour relier un accès internet à son point d’accès WiFi, plutôt que de tirer des longs câbles ethernet et de percer des trous un peu partout dans la maison, pourquoi ne pas faire appel à une liaison CPL ?

Kesako ? Courant Porteur en Ligne, autrement dit vous utilisez votre réseau électrique comme support physique pour faire transiter un réseau informatique. Une prise vers votre »box, une prise sur votre point d’accès dans le grenier, et vous voila en ligne ! La « box » peut couvrir le bas de votre habitation, l’AP installé sous le toit se chargera lui de l’étage ou de l’extérieur sur un canal différent.

Quelle distance ?

Une question revient fréquemment : quelle distance, quelle portée vais-je avoir avec un émetteur vidéo ?

Si un jour vous voyez un site internet vous donner une réponse PRECISE, fuyez !! Il est difficile de donner une réponse tant les paramètres rentrant en considération sont nombreux :

  • présence d’obstacles
  • puissance à l’émission
  • sensibilité du récepteur
  • antennes utilisées et gain
  • longueur du câble coaxial reliant les modules aux antennes

Retenez quelques bases techniques :

  • avec 100 mW, la portée est estimée jusqu’à 500 m grand maximum, en vue.
  • avec 1 W, vous pouvez porter à environ 1 km, mais c’est souvent limité.
  • mieux vaut avoir peu de puissance et une bonne antenne qu’un maximum de Watts et un pique-feu comme antenne.
  • faites au plus court entre les modules d’émission/réception et l’antenne.
  • mieux vaut avoir 5 m de câble blindé audio/vidéo plutôt que 5 m de câble coaxial.
  • un émetteur ça chauffe et c’est normal ! Évitez de l’enfermer sans aération si vous tenez à sa survie…

Et puis si vous avez un doute… appelez nous, nous sommes aussi là pour vous aider 😉

Emetteur intégré dans antenne étanche

Exemple de module vidéo intégré dans une antenne étanche :
pas de pertes coaxiales, tout tient dans un unique boîtier !!