En 2019, il est devenu “branché” de chasser le Co2. Si la bonne parole semble nous être donné à grand coup de médias par une nunuche à couettes venue de l’Europe du Nord, le bon sens devrait tout de même prévaloir en posant quelques bases simples :

  • on veut arrêter tout le nucléaire.
  • on veut nous basculer toutes et tous sur des véhicules électriques.
  • charger un véhicule électrique, cela demande du temps, BEAUCOUP DE TEMPS.
  • le réseau des bornes de recharges électriques est peu fiable, peu répandu.
  • l’autonomie des véhicules reste encore faible par rapport aux versions thermiques.
  • les prix des véhicules électriques sont délirants, même avec un financement artificiel de l’Etat.

 

LE NUCLEAIRE :

Parlons un peu de ce qui fâche, ce nucléaire qui, depuis Techernobyl et Fukushima, nous fait flipper. Oui, le nucléaire génère des déchets, mais c’est pour le moment une énergie qui ne dégage pas de CO2 et qui ne fait pas appel au saint pétrole dont nous ne maitrisons pas les évolutions tarifaires. Oui, les déchets, c’est un soucis, mais qu’en est-il de ceux des éoliennes, de ceux des panneaux solaires, de ceux des batteries électriques ? Avez-vous déjà vu l’emprise au sol d’un socle pour éolienne, d’UN SEUL socle ? Cherchez sur Google, surprise !

Récemment, un article mettait en avant la fin d’exploitation d’un parc éolien, avec l’obligation pour le propriétaire du terrain de TOUT remettre en état : démontage des ventilateurs, destruction des dalles en béton, etc. Et là, l’écologie, on se la taille en pointe et on fait la toupie dessus, pardon, mais l’image est ainsi claire non ?

Le nucléaire, nos écolos bien pensants en tête ont décidé de stopper le développement des nouvelles générations de centrales, celles qui auraient été capables de digérer nos déchets, cherchez l’erreur ! Nous allons donc devoir trouver une source aussi fiable, aussi puissante, et sans aucun déchet, un mojo hélas si moderne… Ne rien générer, mais faire un maximum, cherchez l’erreur là encore !

 

L’ELECTRIQUE A TOUT PRIX :

On nous bassine depuis des années sur les avantages de ces véhicules électriques, vous savez ceux qui ne font pas pout pout pout le matin au son du vieux diesel, ceux qui ne font aucun bruit mais demandent une énergie électrique dingue pour se charger, sans compter un temps tout aussi dingue à ne rien faire qu’attendre le plein d’électrons !!

Des départements, Loire Atlantique en tête, pensent encore utile de pondre des points de recharge de 18 kW là où Tesla annonce déjà 200 kW et au delà… cherchez l’erreur, sauf à vouloir gaspiller NOS finances. Oui c’est sympa pour dépanner, redonner 20 km d’autonomie pour rentrer à la maison, mais c’est bien le maximum : comme tout ce qui a été prévu par le Sydela, fibre optique en tête, Sydego est mort né car dépassé :

L’exemple Sydego n’est hélas pas le seul, nombre de départements ou de régions ont eu la même idée de proposer des bornes peu puissantes sur un marché électrique qui demandait pourtant de l’intensité électrique pour se développer. Dommage, joli loupé, sauf peut-être pour les constructeurs ayant remporté les marchés publiques.

 

LES BATTERIES :

Le gros hic du moment dans ces véhicules électriques, vous l’aurez deviné, ce sont les batteries. Trop peu d’autonomie, trop peu de bornes de recharge puissantes, ne comptez pas utiliser ce genre de voiture en vous éloignant en pleine campagne. Ne comptez pas avaler 800 km sans devoir vous poser 1 à 2 heures pour recharger, si et seulement si la borne offre une capacité suffisante et est disponible (= pas occupée, pas en panne).

Le développement d’une batterie rapide semble pourtant pointer le bout de son nez, avec des recharges promises en 10 à 15 minutes, waouh, le rêve !! Mais qui dit développement dit aussi que le produit n’est pas disponible, et ne le sera sans doute pas avant bien une dizaine d’années, le temps de fiabiliser  le processus industriel et de pouvoir fournir des batteries assez puissantes, assez rechargeables. Là encore, pour être rapide il faudra générer un peu de puissance, 200 kW ou plus pour espérer contenter un nombre prévu croissant de voitures électriques.

 

INNOVER :

Pour faire plaisir à notre nunuche à couettes, Sainte GrosTas ThonBerg (oui, je ne peux l’encadrer, elle et son marketing écologique extrémiste…), il va bien falloir innover, innover non pas pour se priver avec l’existant, non pas pour arrêter par exemple de prendre les avions, non pas pour arrêter de faire du nucléaire, non, innover pour obtenir de nouvelles façons de produire mieux et sans trop de déchets.

Commençons par cesser l’industrie du tout emballage plastique. Tenez, récemment, un simple disque dur USB : 1 sachet pour le disque, 1 pour un tout petit câble, un moule thermo-formé pour tenir tout ceci, est-ce bien raisonnable ?? Pourquoi ne pas le faire avec du carton ou des algues séchées par exemple ? Nos océans ne manquent pas de place pour cultiver, alors qu’attendons-nous ? Un très bon point pour Dyson et son aspirateur balais hors de prix, mais avec une emballage tout en carton, recyclé facilement si vous avez une cheminée ou pour renvoyer des colis, par exemple : bravo Mister Dyson !!

Tiens, un autre exemple, pas loin d’ici une ferme qui stocke ses déchets, son fumier surtout, dans les champs, plutôt que de les valoriser en fermentation, permettant de produire du gaz, gaz qui chaufferait les installations et pourrait venir alimenter les véhicules, bouclant ainsi la boucle. Délirant ? Non, pas si on se mettait à produire en masse des solutions de ce type, une station service agricole qui fonctionnerait avec bouse, paille, herbe et autres déchets de culture, sans avoir à mobiliser des champs entiers pour du carburant E85. Imaginons ce processus sous forme d’une coopérative, unifiant plusieurs fermes d’une même communauté de communes, imaginons alimenter les véhicules de service avec ce carburant, les bus scolaires, et déjà vous réduisez drastiquement la pollution et la dépendance au pétrole.  Le bon sens, juste le bon sens, voilà ce que nous avons perdu dans notre course à l’industrialisation, mais aussi le manque de c…lles chez nos politocards, trop attachés à leurs mandats qu’à une réelle innovation collective.

Tenez, regardez donc ça :

Ecolo ? Oui, totalement, mais pas n’importe comment, pas sous l’extrémisme d’une nunuche de l’Europe du nord, pas sous la pression politique d’un mec en manque de mandat, surtout pas, avec du bon sens, avec de la raison, de la mesure, mais en agissant, à mon niveau, sans ordres ni pressions.