« En situation de », le wokisme du bien faire ?
On sort un peu du WiFi pour parler d’un sujet récurent : avez-vous remarqué l’utilisation à tout bout de champs de l’expresssion « en situation de… » ? Tout devient situation pour éviter de nommer clairement quelque chose, pour éviter d’utiliser l’adjectif qui existe pourtant bel et bien, tenez récemment un reportage sur Rance 2 sur « Trafic, business et fausses promesses : vos kilos valent de l’or ! » dans lequel le commentateur évoque un patient « en situation d’obésité »… Oui, ben le patient est obèse, l’adjectif existe, ce n’est pas une insulte, il est O B E S E, point.
On parle du « en situation de handicap » ? On appelle cela avec un adjectif tout simple, « handicapé », une personne handicapée, tout simplement, puisqu’elle a un ?? un quoi ? un handicap !! Où est le problème de nommer la situation ? handicapé, c’est un adjectif simple, il n’a rien de méchant, rien d’agressif, pas la peine de lui rajouter « une situation », il se suffit à lui même.
Allons délirer au delà du coup, « en situation de mal voyance ou de cécité » ? Ben on dit aveugle, ou mal voyant s’il reste de la vision, là encore cela existe, pourquoi encore et toujours ajouter cette « situation » ? On imagine que la vue va revenir « en situation de non voyance » ??? C’est quoi l’idée, à part ridiculiser des personnes qui pour la très grande majorité acceptent et vivent parfaitement bien leur handicap.
Et quelqu’un « en situation de mal comprenance », on appellerait ça comment ? Un politicien ? Un politocard ? Un élu départemental ? Et si je suis « en situation d’excès de vitesse », je suis quoi, un chauffard ? Un crétin ? Un policier en poursuite de malfrats ?
Sérieusement, ce monde de 2026 ne s’améliore pas, nous avons une langue française magnifique, avec des dizaines de nuances pour une seule idée, contrairement à l’anglais, une langue avec des mots oubliés ou inutilisés : nommons les choses, les situations, utilisons nos adjectifs et cessons les périphrases à tendance woke ou langue de bois. Nous avons des amis aveugles, handicapés moteurs ou handicapés mentaux, ils existent et s’assument parfaitement sans vos « situations », merci pour eux !


