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La presse filtrée ? Mauvais choix ?

Peut-être êtres vous utilisateur de Google News. Ici oui, régulièrement, car cela regroupe des centaines de sites différents et donc des analyses, des sources différentes pour un même thème : plutôt sympa pour ne pas avoir LA voix unique d’un journaleux ou d’un autre en manque de sensation (coucou BFM TV !).

Si certains journaux, 20 Minutes par exemple, le HuffPost également, semblent avoir trouvé un modèle économique numérique fort, ne bloquant pas les lecteurs en ligne, d’autres, Ouest-France en tête, mais pas seulement, réservent la lecture de certains articles à leurs seuls abonnés : aucune possibilité de contournement comme avec Libération qui offre quelques articles chaque mois, chez Ouest-France il faut payer, surtout pour des informations locales, c’est le pire, des infos de chiens écrasés ou des communiqués de mairies, bien peu valorisés à priori mais pourtant réservés aux seul$ abonné$ : étrange de fonctionner ainsi, étrange aussi de voir les municipalités, les comcom ou les organismes d’Etat communiquer dans ces feuilles de choux dont l’audience ne sortira jamais du cercle très restreint des abonnés. Certes, tout travail mérite salaire, mais interrogeons-nous : allons nous payer pour Ouest-France, Le Monde, Libé, et tant d’autres ? A la fin du mois, la facture pour bénéficier de sources d’informations multiples va être lourde, TRES lourde, c’est un modèle économique voué à ne pas fonctionner au final, sauf à ne lire qu’un seul journal, pas forcément intéressant pour la diversité de l’information.

Et si nous jouions le même jeu du blocage, empêchant tout accès à ces sites, au détriment de la neutralité d’internet ? Et si nous ajoutions les IP en liste noire, empêchant toute connexion depuis nos hotspots ? Pourquoi pas aussi re-diriger l’IP des bloqueurs vers les IPs de non-bloqueurs ? Tu veux lire Ouest-France, tu vas arriver sur le HuffPost ou 20 Minutes et tu y trouveras sans doute le même article ! Et si nous dirigions toute demande vers une page explicative, indiquant pourquoi l’accès a été filtré ?

Serait-ce là une façon de faire ? Serait-ce là éthique ? Après tout, le lecteur est bloqué, alors pourquoi ne pas aller nous aussi bloquer la source des ennuis ? Oui, je suis d’accord, ce serait absurde, mais pas aussi absurde qu’un modèle économique basé sur la livraison de journaux papiers des années 80, un modèle qui n’a pas évolué avec l’ère numérique et qui fera fermer nombre d’agences locales, hélas, faute d’avoir su prendre le tournant du numérique !

 

Free condamné

Et voilà, ce qui devait arriver est arrivé, enfin, et j’avoue, avec un certain soulagement. Je cite l’article publié ce matin sur Le Monde :

« Le fournisseur d’accès à Internet Free (dont le PDG, Xavier Niel, est actionnaire du groupe Le Monde) a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à 100.000 euros d’amendes et 40.000 euros de dommages et intérêt pour« pratiques commerciales trompeuses » après une enquête menée en 2007, a annoncé mercredi la DGCCRF.

L’opérateur internet du groupe Iliad « proposait en effet un forfait ‘Internet haut débit illimité’ attractif, alors qu’il avait parallèlement mis en place un dispositif de limitation du débit, au détriment de ses clients non dégroupés », précise l’organe public de répression des fraudes. Objectif, pour le fournisseur d’accès : « contenir le trafic, réduisant ainsi la bande passante achetée à l’opérateur historique »France Telecom, explique la DGCCRF.

Les dommages et intérêts ont été versés à l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, qui avait déposé plainte dans cette affaire. »
J’avoue l’avoir constaté lorsque, habitant en zone non dégroupée, la Freebox synchronisait à 6 MBps alors que le débit ne dépassait jamais 2 Mbps. En interrogeant le « sévisse clients », la réponse était toujours la même, rédigée en langue de bois, mentionnant des soucis sur la ligne, mentionnant la présence possible d’une lampe hallogène proche de la freebox, d’un haut-parleur, et je ne sais quel autre objet mystique. A un point tel que Free avait rabaissé le débit à 1 Mbps alors qu’une Livebox, sur une ligne voisine, synchronisait et offrait des débits de 6 MBps.
A cette époque, j’avais hurlé au loup contre Free, puis contre Neuf par la suite qui bridait aussi les débits, pour autant pas encore condamné. Content donc que cette pratique illégale ait été reconnue et sanctionnée, voici qui rétablit donc un certain équilibre, entre des clients lésés et un opérateur qui les a pris pour des vaches à lait durant des années 🙁
Source : Le Monde

Haut débit et régions

Article très intéressant du Monde, concernant le haut débit dans les différentes régions françaises et les éventuelles promesses en ces temps de campagne électorale : comme toujours, nos « puissants » vont aller flatter le bon peuple, remplaçant le coup de main expert sur la mamelle d’une vache par l’observation assidue d’une installation WiFi ou Wimax 😉 Que ne ferait-on pas pour gagner quelques voix après tout !

Moins ironiquement, de plus en plus d’élus semblent se rendre compte que le haut débit en campagne permet de fixer l’activité économique, d’installer ces familles qui vont venir renforcer les rangs dans les écoles de campagne et ainsi maintenir une ou plusieurs classes vouées à l’extinction. Ce ne sont que deux exemples frappants, mais des exemples qui montrent bien l’importance qu’a pris l’accès à internet dans la vie de tous les jours, et pas seulement pour ces urbains privilégiés qui résident dans les grandes agglomérations.

Seulement voilà, trop de communes, trop de régions, pensent encore par le satellite, par des réseaux Wimax hors de prix. Bien peu se lancent dans des initiatives individuelles ou collectives, utilisant ces matériels WiFi nouvelle génération, osant les énergies renouvelables pour installer ici et là des relais « verts », totalement autonomes au sommet d’une colline par exemple. Non, ces communes suivent la voix de leur maitre, la région, le département parfois, qui a déjà contracté tous les accords, déjà débroussaillé le terrain, et qui va leur proposer des solutions clé en main, sans juger de l’aspect économique, sans juger parfois du surdimensionnement de la solution employée. Et là, nous assistons du coup à une débauche de moyens et de dépenses, alors qu’une solution plus simple permet souvent d’aboutir à un résultat identique, voir parfois meilleur.

Caméra IP originale…

Un récit un peu décalé, proposé par Le Monde, mettant en scène un voyeur dans la belle ville de Strasbourg, utilisant visiblement une caméra IP pour visionner les allers et venues dans les toilettes dames d’un restaurant 🙂

Source : Le Monde