Le régulateur des télécomunications, l’ARCEP, a retenu les candidatures de quatre sociétés suite à l’appel à candidature du 15 septembre dernier. Sur les 700 millions d’euros attendus, ce sont 936 millions qui seront récupérés, une bonne affaire donc en cette période de disette financière.
Plus concrètement, voici les dépenses de chaque opérateur :
- Bouygues Telecom : 15 MHz duplex, pour un peu plus de 228 millions d’euros.
- Free Mobile : 271 millions d’euros pour 20 MHz duplex.
- Orange : plus de 287 millions d’euros pour 20 MHz duplex
- SFR : 150 millions d’euros
SFR débourse moins car l’opérateur ne s’est pas engagé à sous-louer son réseau à des opérateurs virtuels (MVNO), contrairement à ses trois concurrents.
D’ici le 15 décembre prochain, ce seront 4 blocs de fréquences dans la bande 800 MHz qui seront attribués. En théorie, fréquence plus basse, pénétration plus importante, et donc meilleure couverture : les quatre opérateurs devraient privilégier cette gamme de fréquences pour une meilleure couverture régionale, ou l’implantation de micro-cellules en zone fortement urbanisée.
Si tout va bien, nous pouvons donc espérer voir les premières offres débarquer d’ici 2013 – 2014, avec plus de 2 ans de retard par rapport aux premiers lancements chez nos voisins étrangers. J’avoue avoir un peu de mal à avaler la pilule sur un tel retard, surtout sur un marché aussi critique et plein d’avenir que celui des communications mobiles.