Vers quel réseau ?
Sortir d’Europe permet de se faire une idée de ce qui existe ailleurs, en bien, en mieux, parfois en pire… Après tout, nous français ne sommes-nous pas réputés être les champions de la grogne, du mécontentement, de la grève sauvage, et de je ne sais encore quelle autre forme d’humeur ?
Bien entendu, notre 3G mobile ne va pas partout, nos liaisons ADSL se basent sur des technologies cuivrées dépassées, et la fibre optique est réservée à une élite urbaine, voir aux chanceux habitants d’une municipalité rurale un peu plus avant-gardiste qu’une autre (rarement hélas).
Faisons un saut de puce de 5300 km et analysons ce réseau, pris dans sa globalité, chez nos cousins Québécois. Ici, l’ADSL est souvent limité en volume, souvent peu rapide : ne comptez pas dépasser 6 Mbps partout, c »est illusoire. Oh bien sur vous avez le WiFi, la notion et le sentiment de communauté sont fortes, avec donc des initiatives associatives souvent de bon niveau, mais le WiFi ne couvre que si on utilise de bonnes antennes… et c’est visiblement rarement le cas quand on utilise de simples Linksys WRT54GL sans les améliorer.
La 3G ? A priori elle fonctionne bien, mais vus les coûts de roaming avec mon iPhone, je vais éviter d’engraisser Rogers, mon opérateur canadien du moment 😉 Le Wimax ? Personne ne semble communiquer sur le sujet, ou alors j’ai mal regardé, ce qui reste fort possible.
La téléphonie ? Pas d’illimité international avec 3456 234 destinations dans toute la galaxie : ici tout se paie, des forfaits existent certes, mais ce sera un coût supplémentaire dans tous les cas, ne rêvez pas ! Bien entendu, les appels locaux sont illimités et gratuits, le service est présent.
Et bizarrement, on vous propose de la fibre si vous le souhaitez, du moins dans certaines zones, pas partout. Etonnant…
Et puis il y a cette mentalité particulière, oh non, ce n’est pas négatif, bien au contraire, mais c’est une mentalité qui fait que les gens communiquent encore de façon humaine : on se déplace, on se voit, on se rencontre, peu de choses semblent se passer de façon virtuelle via internet ou le téléphone. Du coup, toute cette technologie peut sembler un brin superflue aux locaux qui ne comprennent pas un tel intérêt, à moins que le marketing ne soit pas encore passé par là pour leur imposer une vision bien différente.
Alors après tout, somme nous si malheureux en France ? Habiter en campagne et avoir du 7 Mbps ne nous dérange pas, même si on aurait aimé avoir de la fibre à 100 Mbps, alors que 7 Mbps est un débit idéal sur Montréal, que peu semblent avoir pour l’instant. Nous n’avons pas non plus à nous engager sur 3 ans pour surfer en illimité avec un iPhone… Quid des zones blanches internet ? J’avoue que là je manque de données, un court séjour ne va hélas pas permettre de bien étudier le problème des localités situées hors des grandes agglomérations, mais le sujet aurait de l’intérêt en tout cas, considérant les infrastructures limitées et la rudesse du climat hivernal.
